[67] Ces canots de guerre, sont quelquefois capables de porter deux ou trois cents personnes. p. 23.
Gabriel Soares est tout-à-fait d’accord ici avec notre missionnaire. Les grands canots, dont il est question, s’appelaient Maracatim parce qu’ils portaient un Maraca protecteur à leur proue. Le mot iga désignait un canot simple, Jgaripé un canot d’écorce, etc. etc. (Voy. à ce sujet Ruiz de Montoya, Tesoro, à la p. 173.)
[68] Sur les reins ils ont une rondache faite de plumes de la queüe d’Austruche. p. 23.
André Thevet, et après lui Jean de Lery, ont représenté avec exactitude ce genre d’ornement, que le dernier de ces voyageurs nomme Araroye. Il était réservé au P. Yves de nous faire connaître sa valeur symbolique.
[69] Ce mot d’Amazone leur est imposé par les Portugais et Français. p. 26.
Le curieux récit de l’Indien, confirme l’opinion émise par Humboldt, qu’il a bien pu se trouver jadis quelques femmes lasses du joug que leur faisaient subir les hommes et se vouant à la vie guerrière. Il cadre également avec les traditions recueillies par La Condamine. — Soixante ans environ avant le P. Yves, le cordelier André Thevet n’est pas éloigné de voir dans ces Sauvages américaines, des descendantes directes de l’armée féminine commandée par Pentesilée ! Humboldt a dit avec raison que le mythe des Amazones appartenait à tous les siècles et à tous les cycles de civilisation.
[70] Il fut affectionnement prié par tous les principaux de ce pays là d’aller faire la guerre aux Camarapins gens farouches. p. 27.
Cette nation n’est pas indiquée dans le Diccionario topographico, historico, descriptivo, da Comarca do Alto Amazonas. Recife, 1852, 1 vol. in-12. Nous ne l’avons pas non plus trouvé mentionnée dans la longue nomenclature de la Corografia paraense d’Accioli de Cerqueira e Silva. Elle doit être éteinte ; Martius n’en fait pas mention dans ses noms de lieux et de nations, qui forment une division du Glossaire publié récemment.
[71] Comma, p. 27.
Sous cette dénomination qui revient si fréquemment, on ne désignait pas seulement un grand village au-delà de Tapouytapère ; c’était aussi le nom d’un vaste territoire et d’une rivière. Selon le P. Claude, Comma signifie la place propre à pêcher du poisson ; nous doutons fort que cette explication soit exacte. On cherche vainement Comma dans le Glossaire de Martius publié en 1863.