La dénomination adoptée au XVIIe siècle par nos compatriotes venait indubitablement de l’habitude où étaient ces Indiens de se percer la lèvre inférieure et même les joues, pour y introduire des disques de jade, travaillés avec beaucoup de patience, et qu’ils regardaient comme leurs joyaux les plus précieux. (Voy. sur l’usage de se percer la lèvre inférieure chez les Américains du sud, notre série d’articles insérée avec de nombreuses gravures dans le Magasin pittoresque. T. 18, p. 138, 183, 239, 338, 350, et 390.)

[82] Miarigois, c’est-à-dire gens venus de Miary. p. 39.

Miarigois est un nom évidemment forgé par notre bon missionnaire. Rabelais n’eut pas mieux inventé. Les Miarigois n’étaient autres que des Tupinambas qui s’étaient fixés sur les bords fertiles de ce Miary, que Cazal prétend avoir donné son nom à la province. Le Mearim qui offre un cours de 166 lieues n’est navigable que durant l’hivernage, les grands canots ne peuvent le remonter alors que jusqu’à 60 lieues, il prend naissance dans la Serra do Negro et Canella par les 8° 2′ 23″ de lat. et les 2° 21′ de long., comptés depuis l’île de Villegagnon (baie de Rio de Janeiro).

[83] Les Tapouis font grand estat de ces pierres. p. 40.

Le mot Tapuya ou Tapouy a soulevé de grandes discussions, est il le nom d’un peuple ? (Voy. le Dictionnaire de Gonçalvez Dias.) Signifie-t-il ennemi ? Ruiz de Montoya se tait sur ce point. Faut-il en faire une nation distincte de celle des Tupis, à laquelle ces derniers auraient imposé ce nom. Un écrivain, qui fait autorité, M. Accioli, ne semble pas hésiter à ce propos. Lorsqu’il a énuméré les principales divisions de la race Tupique, il dit : « Une autre nation générique, celle des Tapuias se subdivise conformément à l’opinion d’un grand nombre en peuplades parlant près de cent langues tels sont : les Aymorés, les Potentús, les Guaitacás, les Guaramonis, les Guaregores, les Jaçarussús, les Amanipaqués, les Payeias et un grand nombre d’autres. » (Voy. le T. XII de la Revista trimensal. Dissertação historica ethnographica e politica sobre quaes eram as tribus aborigenes, etc. p. 143.)

[84] Les battre c’est autant que les tuer. p. 45.

Ce mot était devenu proverbial aux îles et à la Guyane.

[85] Tu ne m’a pas mis la main sur l’espaule en guerre. p. 45.

Hans Staden fait prisonnier par les Tupinambas en 1550 au sortir du fort de Bertioga suscite une grande discussion, lorsqu’il faut savoir définitivement quel est celui qui l’a touché le premier. (Voy. la Collect. Ternaux Compans.)

[86] Ybouira Pouïtan, c’est-à-dire l’arbre du Bresil. p. 54.