El primer dia del año desta gente era siempre a XVI dias de nuestro mes de julio, y primero de su mes de Popp, y no es de maravillar que esta gente, aunque simple que en otras cosas les emos hallado curiosidad en esta la tuviessen tambien, y opinion como la an otras naciones tenido; ca segun la glossa sobre Ezechiel henero es segun los Romanos el principio del año, segun los Hebreos abril, segun los Griegos março y segun los Orientales octubre. Pero aunque ellos comiençan su año en julio, yo no porne aqui su Kalendario sino por la orden del nuestro y junto con el nuestro, de manera que iran señaladas nuestras letras y las suyas, nuestros meses y los suyos, y su cuenta de los trezes sobre dichos, puesta en cuenta de guarismo.
Y porque no aya necessidad de poner en una parte el calendario y en otra las fiestas, porne en cada uno de sus meses sus fiestas, y las observancias y cerimonias, con que las celebravan, y con esto cumplire lo que en algunas partes atras e dicho que hare su calendario, y en el dire de sus ayunos y de las cerimonias con que hazian los idolos de madera y otras cosas, las quales todas y las demas que desta gente e aqui tratado no es mi entento sirvan de mas de materia de alabar a la bondad divina que tal ha sufrido y tal ha tenido por bien de remediar en nuestros tiempos; para que advirtiendolo con entrañas christianas le suplique mas por su conservacion y aprovechamiento en buena christiandad, y los que a cargo lo tienen, lo favorescan y ayuden, porque, por sus peccados desta gente o los nuestros no les falte el ayuda, o ellos no falten en lo començado, y assi buelvan a sus miserias y gomitos de hierros; y les acaescan las cosas peores que las primeras, tornando los demonios a las casas de sus almas, de donde con trabajoso cuidado hemos procurado echarlos, limpiandoselas y barriendolas de sus vicios y malas costumbres passadas. Y esto no es mucho temerlo, viendo la perdicion que tantos años ay en toda la grande y muy christiana Asia, y en la buena y catholica y augustissima Africa, y las miserias y calamidades que el dia de oy passan en nuestra Europa, y en una nacion y casas por lo qual podriamos dezir se nos an cumplido las evangelicas prophecias sobre Iherusalem, de que la cercarian sus enemigos y ensangostarian y apretarian tanto que la derrocassen por tierra. Y esto ya lo avria Dios permittido segun somos, sino que no puede faltar su yglesia ni lo que della dixo: Nisi Dominus reliquisset semen, sicut Sodoma fuissemus.
§ XXXIX.—Explications de l’auteur sur le calendrier yucatèque. Son dessein, en écrivant ces diverses notices.
Avec les caractères de ces Indiens, placés plus bas au chapitre CX[170], ils imposaient aux jours de leurs mois des noms, et de tous les mois réunis ils formaient une sorte de calendrier, à l’aide duquel ils se réglaient tant pour leurs fêtes que pour leurs comptes, contrats et affaires, ainsi que nous le faisons avec le nôtre. Il y avait toutefois cette différence que le premier jour de leur année ne s’accordait pas avec le premier du calendrier, qu’ils laissaient bien en arrière[171]. Elle provenait de la difficulté avec laquelle ils comptaient les jours de leurs mois tous ensemble, comme on le verra dans le calendrier que je joindrai ici: car, encore que les caractères et jours de leurs mois soient au nombre de vingt, ils ont la coutume de ne les compter que de un à treize; ils recommencent ensuite à compter après ces treize, partageant ainsi les jours de l’année en vingt-sept trezaines et neuf jours, sans compter les supplémentaires.
Malgré ces retours périodiques et cette computation embarrassante, c’est une chose merveilleuse de voir avec quelle rapidité ceux qui sont au courant savent compter et s’entendre; ce n’est pas une chose moins notable, que la lettre qui est la dominicale est toujours celle qui sort avec le premier jour de leur année, sans manque ni erreur, et sans qu’il en vienne aucune autre des vingt dont se compose le mois[172]. Ils se servaient aussi de cette manière de compter, pour établir une sorte de computation des cycles et d’autres choses qui, bien qu’intéressantes pour eux, ne le sont pas pour notre sujet: nous nous bornerons donc à dire que la lettre ou le caractère avec laquelle commençait leur computation des jours ou calendrier, s’appelle Hun-Ymix, qui est celui-ci:
il n’y a du reste aucun jour particulièrement signalé où il doive tomber[173]; car chacun modifie son propre compte, et, avec tout cela, la lettre qui doit être la dominicale ne manque jamais de venir pour la première de l’année à suivre.
Le premier de l’année, chez les Yucatèques, était invariablement le seizième jour de notre mois de juillet, premier de leur mois Popp: il n’y a pas de quoi s’étonner que cette nation, chez qui nous avons trouvé, malgré sa simplicité, des connaissances de diverse nature, ait possédé également celle-là, puisque nous voyons que d’autres peuples l’ont eue; car, selon la glose sur Ezéchiel[174], janvier est, suivant les Romains, le commencement de l’année; suivant les Hébreux, c’est avril; suivant les Grecs, mars, et selon les Orientaux, octobre. Mais, quoique ceux de ce pays commencent leur année en juillet, je ne mettrai toutefois ici leur calendrier que suivant l’ordre du nôtre, auquel je le joindrai, de manière à ce que nos lettres et les leurs soient signalées ensemble, nos mois et les leurs, ainsi que leur compte de treizaines, dans l’ordre de leur progression[175].