Nºˢ 5, 6.—Passages.

Nºˢ 7, 8, 9, 10, 11.—Cellules (estas eran celdas de una parte y otra, y el de en medio era transito y asi lo era lo de la parte del poniente).

Nº 12.—Appartement partagé en deux (este quarto es largo, partido en dos pieças).

Nºˢ 13 et 14.—Escaliers (escaleras).

Nº 15.—Palier principal (descanso de mas de treinte pies).

Nºˢ 16 et 17.—Autres paliers intermédiaires (otro descanso adonde se subia por esta escalera).

C’est ici l’esquisse que j’ai pu tracer de l’édifice: pour le comprendre, il faut se mettre dans l’idée que c’est un grand plan carré qui a bien deux courses de cheval en extension[212]. Du côté de l’orient commence l’escalier qui, du sol à la première esplanade, a sept degrés de la hauteur de ceux d’Izamal. Les trois autres faces du midi, du couchant et du nord consistent en une muraille forte et très-large. Après cette première masse, toute carrée et de pierre sèche, au sommet aplani, recommence un second escalier du même côté oriental, faisant retrait au-dessus du premier, autant qu’il m’a paru, de vingt-huit à trente pieds, composé de tout autant de degrés et aussi grands que les autres. Le même retrait a lieu au nord et au midi, mais pas au couchant, où le mur arrive à la hauteur des escaliers, faisant un massif de pierre sèche dont la hauteur et la grandeur remplissent d’étonnement, tant la main-d’œuvre est considérable. Sur le plan supérieur commencent alors les édifices de la manière suivante: du côté de l’orient, comme à six pieds environ de l’escalier, s’étend, d’un bout à l’autre, un appartement tout bâti en pierre, parfaitement travaillée, partagé en cellules de douze pieds de long, sur huit de large. Les portes de chacune d’elles sont au centre, sans aucune apparence de battants ni de gonds pour les fermer, sinon que les linteaux sont de pierres fort bien travaillées et admirablement jointes, les portes toutes fermées par le haut de moellons d’une seule pièce.

Au milieu, il avait un passage comme un arc de pont[213], et au-dessus des portes des cellules s’avançait une corniche de pierre, entièrement sculptée dans son étendue; sur la corniche se trouvaient un certain nombre de petits pilastres ronds, enclavés à demi dans le mur, et s’élevant jusqu’à la hauteur où commençaient les voûtes qui fermaient les cellules par le haut; au-dessus de ces pilastres s’avançait une autre corniche tout autour des chambres. Le sommet était en terrasse, fait à la chaux et d’une grande force, comme tout ce qui se fait dans ce pays, où ces ciments se préparent avec l’eau d’une certaine écorce d’arbre[214].

Du côté du nord, il y avait une autre suite de cellules semblables, sauf qu’elles étaient de moitié moins larges que les précédentes. Au couchant, il y en avait d’autres, et après quatre ou cinq il se trouvait une arcade qui traversait l’ensemble de l’édifice, comme celui du milieu de la rangée orientale; puis un édifice de forme ronde assez élevé, puis un autre arc et ensuite des cellules comme le reste. Cette rangée de bâtiments traverse toute la cour principale, laissant de côté bien moins que la moitié; de sorte qu’il y a deux cours, l’une derrière au couchant, et l’autre au levant, qui se trouvent ainsi renfermées par quatre rangées de bâtiments. Mais la dernière est fort différente, car c’est un appartement érigé au midi, comprenant seulement deux chambres voûtées tout le long comme les autres, ayant par devant une galerie formée de fort gros piliers et fermée du haut avec de très-belles pierres d’une seule pièce. Au milieu s’étend un mur sur lequel s’appuie la voûte des deux chambres, avec deux portes pour entrer de l’une dans l’autre, de manière que par le haut le tout se ferme en forme de harnais(?).

A quelque distance de cet édifice, comme à deux bons jets de pierre, il y a une autre fort belle cour en terrasse; il s’y trouve trois monticules de pierre, bien travaillés, au sommet desquels s’élèvent de bonnes chapelles avec leurs voûtes, telles qu’ils les savaient et étaient accoutumés de faire. Assez loin de là, il y a une autre grande et belle pyramide, qui, bien qu’ayant servi de carrière à une grande partie des habitants de la cité, établis à l’entour, n’a pas l’air toutefois de devoir jamais disparaître[215]. Quant au premier édifice, comprenant les quatre rangées de cellules, il nous fut donné par l’adelantado Montejo: comme il était couvert de bois et de broussailles[216], nous le nettoyâmes et nous y bâtîmes, de la pierre même qu’il nous fournit, un monastère passable et une bonne église que nous nommâmes de la Mère de Dieu. On en tira tant de pierres que, quoique nous eussions laissées entières celles du côté méridional et une partie des corps de logis des côtés, nous pûmes en donner encore aux Espagnols pour construire leurs maisons, en particulier les portes et les fenêtres, tant le matériel était en abondance[217].