[44] Ahkin-Mai, le prêtre de Mai ou Ahau-Can-Mai, le prince Serpent Mai. Qu’était Mai, une divinité ou un personnage des temps antiques, sans doute celui à l’occasion duquel le pays fut appelé Maya et dont l’origine devrait peut-être se chercher dans les traditions religieuses de Haïti.

[45] Ces livres étaient appelés Analté, ou livre de bois, parce que le papier en était fabriqué de l’écorce d’un arbre, le même apparemment qu’on appelle Amatl au Mexique: c’était une sorte de papyrus, préparé avec grand soin, en tout semblable à celui de la Bibliothèque impériale et recouvert d’un enduit glacé analogue à celui de nos cartes de visite. Les planches entre lesquelles on les renfermait, et qu’on garnissait avec soin, annonce une sorte de reliure.

[46] Il s’agit ici de l’émigration des Tutul-Xius, dont le document chronologique placé à la suite de cet ouvrage fixe la sortie du pays de Tulapan ou de Tula (Tulha), à l’an 143 ou bien à l’an 174 de notre ère; ce qui recule à plusieurs siècles en arrière le commencement de la dynastie Cocome. Ni Lizana, ni Cogolludo ne font allusion à l’entrée des Tutul-Xius dans le Yucatan.

[47] Cette identité se trouve en particulier dans les langues zotzile, tzendale et Chamho (Chamula), qu’Ordoñez prétend être de l’égyptien ou du cophte.

[48] Landa ferait-il allusion aux ruines de Palenqué? cequi est certain c’est que de bonne heure les religieux espagnols avaient signalé des débris considérables de villes, abandonnées déjà au temps de la conquête, entre autres ceux d’Ococingo, (Garcia, Origen de los Indios lib. II, cap. 4.)

[49] Le nom des Tutul-Xiu paraît d’origine nahuatl; il serait dérivé de totol, tototl, oiseau, et de xiuitl ou xihuitl, herbe, etc. En ceci il n’y aurait rien d’extraordinaire, puisqu’ils sortaient de Tula ou Tulapan, cité qui aurait été la capitale des Nahuas ou Toltèques, après leur victoire sur Xibalba.

[50] Il n’est pas probable que ces paroles puissent être prises à la lettre; le peu qu’on sait de l’histoire du Yucatan serait en opposition avec Landa.

[51] Ces paroles seraient une preuve de l’existence d’une société antérieure, possédant des institutions différentes de celles de Cuculcan qui étaient probablement d’origine toltèque. Cette société se rattacherait-elle à la civilisation apportée par Zamna et dont Izamal paraîtrait avoir été le centre?

[52] Sous le nom de Mexicains et de rois du Mexique, on comprend sans difficulté qu’il s’agit ici des petits princes qui gouvernaient les provinces soumises depuis au sceptre ou au vasselage des derniers rois de Mexico, mais non de ces rois eux-mêmes.

[53] Il s’agit ici d’une sorte de cotte de mailles en coton piqué, appelée ichcahuipil en langue mexicaine. Quant au sel dont il est question ici, on comprend difficilement quel pouvait en être l’usage dans le piqué de ces sayes: j’avais cru d’abord voir une erreur du copiste dans le texte; mais ce détail est répété ailleurs, § XXIX. Peut-être ces sayes étaient-elles faites de manière à ce qu’on introduisît une couche de sel dans la doublure, chaque fois qu’on devait s’en servir.