[144] Hun-hau pour hun-ahau, suivant la prononciation maya où le son guttural de la lettre h se prononce autant que possible sans voyelle. Ce mot signifie un seigneur, un roi, etc. Il est probable qu’il fait allusion au personnage nommé Hun-Camé dans le Livre sacré. (Popol-Vuh.)

[145] Du 30 novembre au 13 décembre.

[146] C’est la première fois que je trouve des mois de trente jours chez une nation où le calendrier ordinaire et la civilisation paraissent être d’origine toltèque. Il n’est probablement pas question de mois lunaires; car dans ce cas ils n’eussent pas été de trente jours et n’auraient pas complété le 360.

[147] On omettait de nommer alors les cinq jours supplémentaires, comme le dit ici l’auteur, en ce sens qu’étant en dehors des dix-huit mois de l’année, ils ne pouvaient avoir le nom d’aucun d’eux: mais en tant que jours, il explique un peu plus bas qu’ils omettaient, tout en les comptant, ceux des cinq premiers signes suivants; ainsi le 360 forment, l’année terminant avec Akbal, comme dans le calendrier présenté par l’auteur, les cinq jours supplémentaires devaient s’appeler Kan, Chicchan, Cimij, Manik, et Lamat, afin que l’année nouvelle pût commencer avec Muluc, d’après le système même de Landa qui recevra plus loin d’amples éclaircissements, dans le calendrier yucatèque, publié au Yucatan par don Pio Perez et que nous plaçons à la suite de cet ouvrage.

[148] Voir au document cité dans la note précédente relativement à la signification de ces noms, dont le sens est pour la plupart resté inconnu; au dire de l’évêque Nuñez de la Vega, ceux du calendrier tzendal qui sont presque identiques, seraient les noms des chefs qui vinrent avec Votan peupler ces contrées ou de ses premiers successeurs (Nuñez de la Vega, Const. diœces. del obispado de Chiappa, in Præamb. § XXX et XXXI.)

[149] Peut-être les mêmes qu’Oxomoco, Cipactonal, Quetzalcohuatl et Tetzcatlipoce, autrement Oxomoco, Cipactonal, Tlaltecui et Xuchicaoaca. Voir le Livre sacré (Popol-Vuh), Introd. pag. CXVII.

[150] La plupart des mots composant les noms de ces divinités sont introuvables dans les maigres vocabulaires qui sont sous nos yeux: leur orthographe, d’ailleurs, est incertaine; nous chercherons toutefois à expliquer les plus importants, mais sans rien affirmer, les étymologies que nous donnons ici ne devant servir tout au plus que comme de simples indications. L’auteur, en disant que les Bacab étaient les soutiens du ciel, permet de chercher l’étymologie du mot dans bak, qui signifie un os, un rocher, une chose fondamentale; bacab ou bakab serait peut-être un pluriel ancien: dans ce cas ce seraient les fondements ou les fondateurs du ciel. Les autres noms ont évidemment rapport aux présages annuels de chacun des quatre signes qui se suivaient continuellement: ainsi l’année du signe Kan, placé au midi, était marquée de la couleur jaune, kan ou kanal; l’année du signe Muluc, placé au levant, était marqué de la couleur rouge, chac ou chacal; l’année du signe Yx, placé au nord, était marquée de la couleur blanche, zac ou zacal; enfin celle du signe Cauac, placé au nord, était marquée de noir, ek ou ekel. Le mot pavahtun, composé de paa, édifice, de vah, passé probablement d’un verbe qui veut dire ériger, dresser, et de tun, la pierre du katun qu’on incrustait dans le mur pour rappeler la mémoire de l’année. Le mot chac, avec lequel se termine chacun des noms, rappelle sans doute la divinité protectrice des champs, et dans ce cas il faudrait l’écrire çhac, avec le ch barré ou cédillé.

[151] Les mêmes noms de couleurs se représentent ici avec u-Uayeyab, mieux u uayeb haab, les lits ou les couches de l’année; ces noms sont donnés aux jours supplémentaires, ainsi désignés parce qu’ils étaient comme les jours de repos de l’année.

[152] Bolon est l’adjectif numéral neuf, zacab, dont la racine est zac, blanc, est le nom d’une sorte de maïs moulu, dont on fait une espèce d’orgeat. Cette statue était-elle une image allégorique de cet orgeat offert en cette occasion?

[153] Kanté, bois jaune; c’est probablement le cèdre.