[4] C’est à cause de ces élévations pyramidales que l’auteur donne aux monuments d’Izamal le nom d’Omul, dans le titre de ce chapitre. Voir Landa, §, note.
[5] Stephens, en plusieurs endroits de son ouvrage, parle de ces linteaux en bois, sculptés d’ordinaire, et qu’il trouva dans un état parfait de conservation. (Incidents of travel in Yucatan, vol. I, chap. 8, etc.)
[6] Il ne paraît pas qu’il en fût de même pour toutes les provinces du Yucatan. Voici ce qu’écrit, d’abord en parlant de Cozumel, l’aumônier de la flotte de Grijalva: «Nous entrâmes dans le village dont toutes les maisons étaient bâties en pierres. On en voyait entre autres cinq fort bien faites et dominées par des tourelles. La base de ces édifices est très-large et massive; la construction est très-petite dans le haut; ils paraissent être bâtis depuis longtemps, mais il y en avait aussi de modernes..... Ce village ou bourg était pavé en pierres concaves; les rues élevées sur les côtes descendaient en pente dans le milieu, qui était pavé entièrement de grandes pierres. Les côtés étaient occupés par les maisons des habitants; elles sont construites en pierres depuis les fondations jusqu’à la moitié de la hauteur des murailles et couvertes en paille. A en juger par les édifices et les maisons, ces Indiens sont très-ingénieux: si l’on n’avait pas vu plusieurs constructions récentes, on aurait pensé que ces bâtiments étaient l’ouvrage des Espagnols.» (Itinéraire du voyage de la flotte du roi catholique à l’île de Yucatan dans l’Inde, fait en l’an 1518, etc. Trad. Ternaux. Recueil de pièces relatives à la conquête du Mexique.) Dans le même document, l’auteur parle de villes sur la côte du Yucatan, d’une aussi belle apparence que Séville, etc.
[7] Autrefois les Mayas disaient Itzmat-Ul; aujourd’hui on appelle cette ville purement Izamal, quoique je trouve le mot fréquemment écrit Itzmal, qui paraît en être la vraie prononciation.
[8] Ces paroles prouvent que malgré les auto-da-fé de Landa, il était resté de ces livres au temps de Lizana, qui écrivait en l’an 1626. Ils existèrent d’ailleurs chez les Itzas du Peten jusqu’à l’époque de la destruction de ce peuple, en 1697, le dernier qui fût demeuré en corps de nation dans l’Amérique centrale. Il est probable même qu’on en trouverait encore parmi les Lacandons avec qui se mêlèrent les derniers restes des Itzas, qui refusèrent de se soumettre aux Espagnols.
[9] La Monarquia Indiana.
[10] Ceci est tout simplement une hypothèse du père Lizana. Il parait certain, toutefois, que l’île Espagnole ou Haïti, aussi bien que Cuba, furent anciennement habitées par des nations analogues à celles de Yucatan, avec qui ces îles furent toujours en relation. On trouve dans les montagnes de Cuba, dans l’intérieur de Haïti, et même de la Jamaïque, des débris de constructions cyclopéennes et des rochers sculptés, où ceux qui les ont vus ont cru reconnaître des caractères du même genre que les lettres hébraïques.
[11] «Avec les populations qui vinrent du côté de l’Orient, il y eut un homme qui était comme leur prêtre, appelé Zamná, qui, à ce qu’ils disent, fut celui qui donna les noms par lesquels on distingue aujourd’hui, dans leur langue, tous les ports de mer, les pointes de terre, les estuaires, les côtes et tous les parages, sites, montagnes et autres lieux de ce pays, que, certes, c’est une chose admirable, s’il en fut ainsi, qu’un tel partage de toute la terre où tout avait son nom, au point qu’il y a à peine un pouce de terrain qui ne l’ait dans leur langue.» (Cogolludo, Hist. de Yucatan, lib. IV, cap. 3.) Ailleurs cet auteur ajoute: «Les Indiens de Yucatan croyaient qu’il y avait un Dieu unique, vivant et véritable, qu’ils disaient être le plus grand des dieux, qui n’avait point de figure et ne pouvait se représenter, parce qu’il était incorporel. Ils l’appelaient Hunab-Ku (seul saint).... Ils disaient que de lui procédaient toutes choses...... et qu’il avait un fils, qu’ils nommaient Hun Ytzamna ou Yax-Coc-Ahmut.» (Id. ibid., cap. 6.) Quant à ce fils du Dieu unique, qu’ils reconnaissaient avoir, comme je l’ai dit, et qu’ils appelaient Ytzamna, je tiens pour certain que c’était l’homme qui le premier parmi eux inventa les caractères qui servaient de lettres aux Indiens, parce que celui-ci aussi ils l’appelaient Ytzamna et l’adoraient comme un dieu...... (Id. ibid., cap. 8.)
[12] Voir encore au § XLII, etc., ainsi que la note 2, page 352, de ce chapitre, à propos des rues pavées de grandes pierres.
[13] J’ai déjà dit que ce nom, écrit ailleurs Kinich-Kakmó, signifie plus littéralement «visage ou œil du soleil de l’ara de feu.»