Ce qu’il y a à remarquer ici, c’est que la traduction de ces noms n’est pas aussi facile qu’on pourrait se l’imaginer; soit parce qu’ils sont tombés en désuétude, ou bien pour avoir été empruntés à quelque langue étrangère; soit aussi que, leur orthographe n’étant pas d’accord avec la prononciation, ils prêtent à plusieurs interprétations à la fois, sans qu’on puisse en découvrir le sens véritable. 1. Kan aujourd’hui signifie la corde ou le fil de henequen tordu[5].—2. Chicchan, en supposant que ce fût chichan, voudrait dire petit; mais tel qu’il est écrit on n’en connaît pas la signification.—3. Quimi ou cimi est le prétérit du verbe cimil, mourir[6].—4. Manik a perdu son acception véritable; mais, en le décomposant, man-ik, on y trouve le vent qui passe, qui en est peut-être le sens ancien.—5. Lamat; on ignore absolument ce que celui-ci devrait signifier; mais, entre les noms que Boturini donne des jours du calendrier d’Oaxaca, on le trouve écrit Lambat.—6. Muluc se trouve également parmi ceux du calendrier de Chiapas; mais comme ce mot est aussi la racine du dérivé verbal mulucbal, il pourrait s’entendre par réunion ou amoncellement.—7. Oc est ce que contient le creux de la main à demi fermée en forme de coquille.—8. Chuen; anciennement pour désigner une planche on disait le mot chuen-ché; il y a également un arbre qu’on appelle Zac-chuen-che[7], ou chuenché blanc.—9. Eb se dit pour un escalier.—10. Been est également un nom chiapanèque comme ceux qu’on a dit précédemment; seulement on trouve dans la langue maya le verbe beentah, dépenser avec économie[8].—11. Gix ou Hix se trouve encore parmi ceux de Chiapas; dans l’usage actuel on a le verbe hiixtah, faire la cueillée de tout le fruit d’un arbre, ou enlever toutes les feuilles d’une branche; le mot iixcay, ainsi qu’on l’écrivait autrefois signifiait la peau de poisson, et le mot hihixci, âpre[9].—12. Men, édificateur.—13. Quib ou cib est la cire ou le copal.—14. Caban, sens inconnu.—15. Edznab ou Eɔnab est également inconnu[10].—16. Cauac, inconnu.—17. Ahau, le roi ou la période de 24 ans.—18. Ymix, inconnu[11].—19. Ik est le vent ou le souffle[12].—20. Akbal, incompréhensible: il se trouve aussi entre les jours du calendrier chiapanèque, écrit aghual[13].

§ III.—De la semana.

Ninguna debe figurarse que la semana de los antiguos indios se parazca en mucho á la nuestra, esto es, que sea la revolucion de siete dias, señalados con un nombre particular: porque aquella era el curso periodico de trece numeros que se aplicaban indistintamente á los veinte dias del mes, segun su orden numerico.

El año se componia de veinte y ocho semanas y un dia, resultando de este sobrante que el curso de los años seguia la misma progresion ordenada de los trece numeros de la semana; asi es que si el año comenzaba por el numero primero de ella, el siguiente debia principiar precisamente por el segundo y asi sucesivamente hasta cerrar sus trece números, formándose una semana de años ó una indiccion como se dirá despues.

§ III.—De la semaine.

On ne doit pas s’imaginer que la semaine des anciens Indiens ait la moindre ressemblance avec la nôtre, c’est-à-dire que ce soit la révolution de sept jours, signalés par un nom particulier; leur semaine, au contraire, était une période de treize nombres qui s’appliquaient indistinctement aux vingt jours du mois, dans leur ordre numérique.

L’année étant composée de vingt-huit semaines et un jour, le cours des années, en raison de cet excédant, suivait la progression arithmétique des treize nombres de la semaine; en sorte que si une année commençait par le numéro 1, la suivante commençait par 2, et ainsi de suite jusqu’à la clôture des treize années, qui formaient une indiction, comme on le verra tout à l’heure.

§ IV.—Del mes.

El mes en lengua yucateca se llamaba U, que tambien significa luna, corroborando esto la presuncion de que los indios pasaron del computo de las lunaciones ó neomenías, como por escala para fijar el curso solar, llamando luna á los meses; pero en los manuscritos antiguos se le dá el nombre de Uinal en singular y Uinalob en plural á los diez y ocho meses del año, haciendose estensiva esta denominacion ó palabra á la série, y á cada uno de los nombres particulares que señalan los veinte dias que componen el mes.