[4] Ce partage de cinq en cinq réglait aussi l’ordre des marchés, qui avaient lieu tous les cinq jours et qu’on appelait tianquix ou tianquixtli, en langue mexicaine, et kinic en maya.

[5] Kan veut dire aussi jaune; le mot corde se rendrait plutôt par Káan, suivant Ruz. Kan aurait pu avoir été écrit autrefois Can, et alors il s’agirait du serpent qui se présente si fréquemment dans les mythes et symboles de ces contrées.

[6] L’auteur du calendrier n’observe pas ici l’orthographe de son pays; au lieu de qimi ou quimi, il faudait cimi, le c maya, ainsi que nous l’avons dit plus haut, étant également dur devant toutes les voyelles.

[7] Chuen me paraît être une corruption de Chouen, appelé Hun-Choven dans le Livre sacré, le frère de Batz ou Hunbatz, qui occupe dans le calendrier quiché la même place que Chuen dans le yucatèque; comme on sait, l’un et l’autre furent changés en singes par leurs frères, qui les avaient fait monter au haut d’un arbre, le même probablement dont il est fait mention ici sous le nom de Chuen-ché ou arbre de Chuen.

[8] Au dire de Nuñez de la Vega, les vingt noms des jours du calendrier seraient ceux de vingt personnages, ancêtres de la race de ces contrées, et Been serait un prince qui aurait laissé son nom écrit sur le monolithe, appelé la Piedra parada (la pierre debout) de Comitan. Cette ville se trouve sur le chemin de Ciudad-Real de Chiapas à la frontière guatémalienne, et l’on voit dans ses environs des ruines considérables.

[9] Hix, se trouve avec l’orthographe iiz ou itz dans le calendrier quiché où il signifie le sorcier et la sorcellerie.

[10] L’orthographe de ce nom doit être Eznab ou Eɔanab.

[11] Ymix, écrit Imox dans le calendrier quiché et celui de Chiapas, est représenté sous l’image d’un monstre marin d’une forme particulière; c’est le Cipactli du calendrier mexicain, donné par Nuñez de la Vega, comme le premier père de la race de ces contrées. (Constitut. Diœces. del obispado de Chiappas, in præamb. § XXX.)

[12] Ik est le souffle ou le vent, un des symboles de Kukulcan ou Quetzalcohuatl.

[13] Akbal, mot vieilli qu’on retrouve dans la langue quichée avec le sens de marmite, vase, peut-être le même que le mot con ou comitl du mexicain, le vase mystérieux, faisant allusion au sexe de la femme, et qui joue un si grand rôle dans les mythes primitifs de l’Amérique.