[14] Uinal, signifiant un ensemble de vingt jours, paraît avoir la même origine que uinic, homme, vinak en langue quichée où ce mot a aussi le sens de vingt, parce qu’on était homme à vingt ans. Sa racine vin dans le quiché signifie acquérir, gagner, augmenter, croître, et vinak est un ancien participe qui dit, arrivé à sa croissance, d’où le mot homme. Ce mot a de l’analogie avec viginti, vingt, et win, en anglais acquérir, gagner.
[15] Afin de reconnaître quel est le chiffre correspondant avec le premier, il n’y a qu’à chercher le chiffre de la semaine avec lequel commence l’année et à ajouter successivement sept; mais, en faisant soustraction de treize, chaque fois que la somme de cette addition excède treize, ce qui donna les séries suivantes pour le premier jour de chacun des dix-huit mois 1, 8, 2 (15-13), 6, 3 (16-13), 10, 4, 11, 5, 12, 6, 13, 7, 1, 8, 2, 9, 3; en supposant, bien entendu, que le premier jour de l’année soit le premier de la semaine, et, généralement, en prenant pour premier chiffre des séries le chiffre de la semaine par laquelle l’année commence. (Stephens, Incidents of travel in Yucatan, vol. I, appendix, p. 436.)
[16] Zip paraît aussi signifier faute, erreur.
[17] Zeec, d’après Ruz, aurait le sens de discours, discourir.
[18] ɔe-yaxkin, ces deux mots ainsi réunis, dit l’auteur, ne signifient rien; cependant ɔe pourrait venir de ɔec, fondation, principe, d’autant plus que yaxkin ou yax-kin, soleil, verd nouveau, signifie l’été, ce qui reviendrait à dire le commencement de l’été; ce qui est d’autant plus exact que c’est le commencement de la saison sèche, appelée l’été dans ces contrées.
[19] Peut-être aussi parce que la campagne, à cette époque, de verte est devenue stérile, l’herbe jaunie et desséchée par les ardeurs du soleil.
[20] En examinant avec attention le signe qui représente le mois moan, on trouve que la partie principale est une tête d’oiseau, laquelle dans le manuscrit mexicain (dialecte maya) de la Bibliothèque impériale paraît être une tête d’ara; or l’ara se dit en maya mó ou móo.
[21] Páx ou páax signifie aussi rompre, briser.
[22] Ce nom s’applique parfaitement à un mois où les orages sont fréquents et où la foudre gronde avec tant de fracas; l’orage, l’ouragan étaient personnifiés dans les mythes antiques de ces contrées, c’étaient comme des manifestations de la divinité.
[23] Ce nom ferait-il allusion au temps dit de la nuit et des ténèbres qui précéda la civilisation nahuatl, dont il est si souvent question dans les traditions antiques?