[16] Dans Ruz les pronoms personnels du prétérit défini sont ceux de la première classe ci-dessus comme dans l’indicatif présent de cambezic, à l’exception toutefois de la troisième personne singulière et plurielle qui est letile, letileoob, au lieu de lay et de loob.
[17] La finale i dans naci paraît n’être qu’une forme de pronom de la troisième personne transformée de u en i, comme on le voit par l’y qui précède actuellement un grand nombre de mots commençant par une voyelle, et qui n’est autre chose que le pronom ou l’article possessif u, devenu partie intégrante du mot auquel il est joint.
[18] Ɔoc, ɔoci, ɔooc ou ɔooci signifient ici une chose finie, terminée; ils appartiennent probablement à un verbe ayant ce sens. Ainsi en disant ten ɔoc u yantali, c’est comme si l’on disait, je finis l’ayant ou mon avoir, etc.
[19] Taan u zahtic, craignant et mot à mot, actuellement ou présentement sa crainte.
[20] Le monosyllabe hi semble lui-même être un ancien verbe avoir comme le hab ou habi du quiché; ce qui expliquerait parfaitement le verbe dans ce cas: ten yan hi, je ai eu; hi serait donc le passé de hé, autre présent qu’on retrouve aussi dans la grammaire de Ruz pour exprimer le futur du verbe binel, aller. Ainsi, au lieu de dire bin, binel, j’irai, il dit là ten he in binel, j’irai, et mot à mot j’ai mon aller: or, l’infinitif de ce verbe ne serait autre que hal qui, suivant Beltran, sert à composer les verbes exprimant identification d’une personne ou d’une chose avec une autre, ainsi qu’on le verra plus loin.
[21] Les voyelles doubles aa, ee, oo, qui ne sont que a, e ou o, longs, deviennent souvent brèves en composition; c’est ce que le lecteur ne devra jamais oublier en lisant des livres en langue maya.
[22] Voir son exposé du la grammaire de Beltran dans le vol. I. des Transactions of the American Ethnological Society, New-York, 1845.
[23] Grammaire de la langue quichée, page 109.
[24] Grammaire de la langue quichée, page 119.
[25] Il y a dans cette traduction de l’oraison dominicale une abondance d’articles et de propositions qui n’existe pas dans celle qui fut composée au commencement de la domination espagnole, plus simple, mais bien plus énergique et plus conforme à l’ancien génie maya.