[71] D’après cette description, l’île Atlantide aurait été beaucoup plus rapprochée de l’Europe et de l’Afrique que de l’Amérique, et le lac Triton dont parle Diodore, disparu depuis par suite d’un tremblement de terre, et qui se trouvait à l’extrémité occidentale de l’Afrique, n’aurait été que l’étendue de mer intérieure entre l’Atlantide et la Libye.
[72] C’est précisément dans cette circonscription, comprenant la Libye, l’Égypte et l’Europe jusqu’à la Tyrrhénie, qu’on trouve les débris des races les plus différentes des races indo-européennes, celles dont la constitution physique, les antiques coutumes et les langues se rapprochent le plus de la constitution, des mœurs et des langues des peuples de l’Amérique.
[73] Cette grande invasion de peuples, sortis des mers de l’Ouest et dont on retrouve déjà tant de traces en Afrique et en Europe, dans les races et les langues qui ne sont pas d’origine âryane ou sémitique, devrait, ce nous semble, donner quelque peu à réfléchir aux savants qui prétendent réduire la philologie, comparée à l’hébreu et au sanscrit. C’est dans cette invasion qu’on sera forcé peut-être un jour de chercher l’origine des Hycsos, qui en étaient probablement le dernier flot.
[74] N’est-ce pas à une des grandes invasions âryanes que Platon pouvait faire allusion, quand il oppose cette armée athénienne, venant de l’Est, pour combattre l’invasion atlantique, que les Athéniens, d’origine âryane, repoussèrent, et dont ils conservèrent le souvenir dans la célébration des petites Panathénées? De là probablement date la prépondérance de la race blanche âryane sur les races plus ou moins brunes qu’elle trouva en Europe.
[75] Platon, Timée, traduct. de M. Victor Cousin, tom. XII, page 3 et suiv.
[76] Egypt’s place in universal history, etc., vol. IV, pag. 421.
[77] Lettres sur l’Atlantide, p. 43.
[78] Odyssée, trad. de Mme Dacier, tome I, page 5; tome II, page 7. Remarques; tome I, page 65; tome II, pages 45 et 47.
[79] Examen critique de l’hist. de la géogr. du N. Continent, tom. I, page 167 et suiv.
[80] Plutarque, De facie in orbe lunæ, page 941, 2. Voir mon ouvrage Popol Vuh ou Livre Sacré, dans l’introduction, page XCIX.