[81] Ce nom de Méropis, ajoute en note Humboldt, faisait-il allusion, en se liant au Titan Atlas, à la seule de ses filles, qui s’était unie à un mortel, et qui, dans les Pléiades, restait voilée (obscurcie), presque cachée au regard des hommes? (Apollod. Bibl., III, 10, 1, page 83, éd. Heyne.)

[82] Vers. 1274-1281. Sur un passage analogue de Callimaque. Voyez Ukert, Geogr. der Romer und Griech., tome I, Abth. 2, pag. 246-348, et tom. II, Abth. 1, pag. 194.

[83] Voyez Kleine, Quæst. quædam de Solonis vita et fragmentis. Duitsb., 1832, pag. 8. D’un autre côté, M. Bach (Solonis Athen. carmina quæ supersunt, Bonnæ ad Rhen., 1825, page. 35-56 et 113) croit que la famille de Platon avait conservé, non comme traduction, mais comme poëme, un écrit désigné par les mots λογός Ἀτλαντικὀς.

[84] «Cette objection élevée contre le récit de Platon, et les noms des deux prêtres égyptiens que les dialogues ne désignent pas, me paraît indiquer que Plutarque, malgré l’éloignement du temps, puisait à des sources qui nous sont inconnues.» (Humboldt, Examen, etc., tom. I, page 174.)

[85] Bekkeri, Comment. in Plat., tom. II, pag. 395.—Schol. in Rempubl., I, 3, 1. Voir aussi les mêmes renseignements dans Proclus in Tim., pag. 26. Humboldt, ibid.

[86] Comment., tom. II, pag. 427.

[87] Examen crit. de l’hist. de la géogr. du N. Continent, tom. I, page 176.

[88] Diod., Bibl. hist., trad. de M. Ferd. Hoefer, lib. II, § 55-60.—M. de Sainte-Croix (Examen des historiens d’Alexandre, page 737) croyait cependant que la Gulliveriade d’Iambulus avait quelque fond de vérité. Un écrivain, profondément versé dans les langues et les alphabets de l’Asie méridionale et orientale, M. Jacquet, a récemment fixé l’attention (Nouveau journal asiatique, tom. VIII, page 30; tom. IX, page 308) sur ce peuple qui «se servait de lettres d’après la valeur des signes indicateurs, au nombre de vingt-sept, qui, d’après les figures qu’elles affectent seulement au nombre de sept, éprouvent chacune quatre modifications,» comme dans les alphabets syllabiques des Indiens. Ne peut-on pas admettre que dans ces Voyages imaginaires, on se plaisait à mêler aux fictions des descriptions locales, quelques traits de mœurs et d’usage que l’on connaissait vaguement par les relations incohérentes d’anciens navigateurs? Le mélange de vérité et de fiction paraît avoir existé surtout dans la Panchaia d’Evhemere, malignement traitée de Bergæen, par Eratosthène (Gosselin, tom. II, pag. 138). Cette note est de Humboldt et pourrait s’appliquer à une foule de relations modernes de voyages, où les auteurs ne se gênent guère pour mêler le roman à la réalité. Combien de lecteurs ne connaissent le Pérou que par les Incas, de Marmontel, et le Mexique par les récits de Gabriel Ferry? Est-ce une raison pour nier l’existence de ces deux pays?

[89] Letronne, Idées cosmogoniques, pages 8 et 9. (Heeren, tome I, 1, pag. 206-240; tom. II, 2, pag. 438) croit, d’après la route des caravanes, indiquée par Hérodote au delà des Garamantes, devoir placer les Atlantes de cet historien entre le Fezzan et le Bornou. C’était là peut-être un reste de ces populations, confondues depuis sous le nom de Berbères, et desquels peuvent être sortis les Hycsos ou rois pasteurs qui envahirent l’Égypte et élevèrent si haut les arts dans cette contrée, quoi qu’en dise Manethon.

[90] Hérodote, Histoire, etc. liv. IV, 191.