«Napoléon.»
NAPOLÉON AU MARÉCHAL MARMONT.
«Saint-Cloud, le 10 avril 1813.
«Mon cousin, veillez à ce que les bataillons qui composent les régiments provisoires se procurent les chevaux de bât qu'ils doivent avoir pour leur ambulance.
«Napoléon.»
LE MARÉCHAL MARMONT AU GÉNÉRAL BONNET.
«13 avril 1813 soir.
«Monsieur le général, je reçois votre lettre en date de ce jour. J'ai reçu une lettre du vice-roi, qui était le 10 à Strasfurth. Le général d'York était à Dessau, le général Vittgenstein au delà de l'Elbe; un rassemblement de troupes considérable paraissait avoir lieu entre Dresde et Golditz, tout annonçait un mouvement général de l'ennemi, mais rien n'annonçait d'une manière précise ce qu'il voulait faire, et si son intention était seulement de couvrir une entreprise sur Wittembourg ou de se porter dans la Thuringe. Dans cet état de choses, arrêtez votre mouvement sur Vach et occupez, si vous le croyez sans inconvénient, Eisenach par une arrière-garde ou seulement par des postes. Nous verrons, d'ici à deux jours, ce qu'il convient de faire; ordonnez cependant à Eisenach qu'on y rassemble des vivres.
«En restant ainsi placé vous serez facilement lié avec le général Compans, et, comme je pousse ma troisième division sur Fulde et que le prince de la Moskowa se concentre à Meiningen, nous présenterons, d'ici à peu de jours, une force considérable sur ce point.»