—Je prie monsieur de m’excuser, mais les plombiers travaillent encore dans le salon, et Mrs Waythorn a donné l’ordre de préparer le thé ici.

Le ton respectueux du domestique rappela Waythorn à la raison.

—Ah! très bien, dit-il.

Et le valet de pied se mit en devoir de déplier la table et d’y poser les accessoires indispensables du thé. Pendant le temps de ces préparatifs, les trois hommes restèrent debout, suivant machinalement des yeux les mouvements du domestique. Waythorn, pour rompre le silence, demanda à Varick:

—Puis-je vous offrir un cigare?

Waythorn chercha une allumette, mais n’en voyant pas, il alluma avec son propre cigare celui du nouveau venu. Haskett, un peu en arrière, restait tranquillement à sa place, regardant de temps en temps le feu de son cigare, et s’approchant quelquefois de la cheminée pour y secouer ses cendres.

Enfin le valet de pied se retira et Varick commença, sans attendre davantage:

—Si je pouvais vous dire deux mots de cette affaire...

—Parfaitement, bégaya Waythorn... dans la salle à manger...

Mais au moment où il mettait la main sur le bouton de la porte, elle s’ouvrit de nouveau, livrant passage à Mrs Waythorn.