«—Un liard le persil!
«—Voyez, Mesdames, un sou les tas d’douillettes![7].
[7] Nom populaire des figues à Paris.
«—Des citrons, Madame, venez voir ces beaux-là! ma belle, voyez la limonade!
«—Voyez, deux sous l’ognon, deux sous la botte!
«—A un sou l’légume!
«—J’ai du bon poireau, d’la belle carotte! voyons, Madame, parlez-moi!
«—Un sou l’tas de sardines, ma biche!
«—Un sou l’tas de plein vent!—Vous dites deux liards?—Ah ben, vous n’mangerez pas d’abricots à c’prix-là c’t’année. Ils m’coûtent à moi plus que ça.»
Chacune interpelle ainsi les passants, les passantes surtout, et offre ses prunes, ses oranges, ses fruits secs, ses pommes, ses noix, etc. Quelques-unes vendent des melons en détail, et apostrophent les chalands en ces termes: «Deux sous la coupe! la r’nommée des bons melons!» Les marchandes de noix répètent: «Des vertes au cassé! des belles noix vertes!» Elles tiennent d’une main un petit cylindre de bois qu’elles s’appliquent sur l’abdomen, et de l’autre un maillet; voilà leur enclume et leur marteau; et tout en cheminant par les rues, elles sèment leur route de coquilles de noix.