Ce sont les satellites de l’entreprise générale de balayage public, fondée par Destors, en 1781, sous les auspices de l’autorité municipale. A raison de 3 à 4 centimes par mètre, elle se charge de remplir les obligations imposées aux habitants, de balayer jusqu’au milieu de la chaussée, de gratter et laver les trottoirs, d’arroser en été, de briser les glaces en hiver, de nettoyer les escaliers, les cours, les plombs, etc. Ses employés, conjointement avec les habitants, amoncellent les boues au coin des bornes, en tas immenses et peu odoriférants. Malheur aux gens délicats que leurs affaires contraignent à sortir de bonne heure! Étouffés par une atmosphère empestée, ils penseront tristement à l’air pur des campagnes, et s’écrieront avec le poëte déjà cité:
Qu’il est pâle, grand Dieu! ce soleil de printemps!
Ailleurs, loin de Paris, ses rayons éclatants,
Que n’obscurcissent point des vapeurs méphitiques,
Dorent l’herbe des prés et les fermes rustiques.
Ailleurs le ciel reprend son éclat, le buisson
Sa dentelle de fleurs, et l’oiseau sa chanson;
Ailleurs le rossignol chante dans les futaies;
L’aubépine, étoilant la verdure des haies,
Prête un riant asile à cent oiseaux divers