Qui chantent à l’envi la fuite des hivers.

Mais toujours, ô Paris, la brume t’environne;

D’un cercle de brouillards ta tête se couronne;

De tes rares jardins les arbres rabougris

Jaunissent tristement sous un firmament gris;

De ton peuple inquiet, de tes rauques voitures

On n’évite le bruit qu’au fond des sépultures;

Et sur ton territoire, en leurs linceuls épais,

Les morts seuls ont le droit de reposer en paix.

Qui croirait que cette ville de Paris, que nous voyons si fangeuse, est plus belle et plus triomphante que jamais? L’architecte Hurtaut, auteur d’un Dictionnaire de Paris (1779), dit que: «Dès l’an 1666 on commença à nettoyer les rues.» Si l’on n’y avait pas songé précédemment, il est à présumer que la grande capitale devait être le plus hideux des cloaques. Le service de nettoiement fut, dès le principe, organisé à peu près comme aujourd’hui. A sept heures en été, à huit heures en hiver, au tintement de la sonnette, il fallait procéder au balayage. Une somme de 450,000 livres, levée sur les propriétaires de maisons, était affectée aux services des boues, lanternes et pavage, et l’on prenait sur ce chiffre cent mille livres pour payer l’adjudicataire au rabais de l’entreprise du balayage.