Puis il prit en ses mains les bras grassouillets et il murmura avec une infinie douceur :

— Sapristi, madame ! Sapristi, madame Isabelle ! qu’avez-vous donc comme ça ?

Ce qu’elle avait ! Pouvait-elle le dire devant lui ? Pour qui la prendrait-elle si elle laissait déborder son cœur ?… Non ! jamais ! Plutôt mourir ! Plutôt souffrir en silence, toute sa vie !…

En ce lieu, à cette heure, commença une phase nouvelle de l’histoire d’Isidore.


— Mon cher ami, disait Isidore, en un mot comme en cent, j’aime votre sœur et je désire l’épouser.

— Ça, répondit Broc, c’est une autre affaire ! allons au café !

Ils allèrent au café. Broc fit servir ce qui lui plut, but un coup et attendit.

— Je vous disais que j’aime votre sœur et que je désire l’épouser.

Rufin, dit Broc, eut vers Isidore un élan fraternel. Au-dessus des verres, leurs mains s’étreignirent.