— Il ne saigne point ! Levez-lui les pattes ! Cré nom !
Je ne peux plus ; je suis exténué. Le corps de la bête, cependant, se couvre de plaques rouges ; sa voix s’affaiblit, devient une lamentable plainte.
Hoursault retire son couteau et regarde le sang couler.
— N’ai point core touché le cœur ! observe-t-il.
Il tapote l’épaule de la bête ; il a bien le temps…
— Le buraliste a la médaille militaire… Et vous, ne l’avez point ?
— Ah non ! cela non, par exemple !… Vous savez, père Hoursault, achevez-le ou je lâche tout.
— N’en ai point pour longtemps ! Levez-lui les pattes !
D’un dernier effort, je soulève la pauvre bête ; soudain, elle se détend et rue ; je reçois le coup en plein sur les tibias.
Le barbare rugit :