— Jean le Sot !

— … parce que je t’avais fait mes serments et parce que tu es la plus belle de toutes les belles qui vivent sur la terre !

— Tu parles bien, reprit Mariette, depuis que tu as voyagé.

Dominique se redressa.

— Mariette ! dit-il, à présent, j’ai une jambe de première qualité et l’on me paiera une bonne rente. Je veux t’épouser ! Je veux le mariage, Mariette ! et tout ce qui s’ensuit.

— Je veux également le mariage, répondit Mariette, mais avec ton cousin Victor que tu aimes tant et qui est si amusant.

A ces mots, Dominique alla s’asseoir en gémissant.

— Mariette ! est-ce possible ?… Il te rendra très malheureuse, ce sacripant de Victor !

— Non ! répondit Mariette ; il est beaucoup plus riche que toi avec ta rente. Dès que son père sera mort et même avant, il vendra les outils, le jardin, la maison ; avec tout l’argent que cela rapportera, il m’offrira des distractions et des cadeaux.

— Mariette ! Mariette ! Moi aussi je voulais te faire des cadeaux !… Je t’apportais une bague qui m’a été donnée par une belle dame de l’hôpital.