4 fév. — Départ à 8 heures, les gommiers atteignent ici des dimensions extraordinaires. Je note en fait d’autres plantes : de l’alouad[121] en fleur, formant des touffes vertes de 2 à 3 pieds de hauteur, très recherchées des chameaux ; du sbot en quantité[122].
Nous ne cessons de cheminer entre des montagnes de granite ; des cimes magnifiques se montrent à l’horizon ; la route monte toujours.
A 5 heures, nous campons dans un oued très vert, où se voient des traces de moutons. Il semble que des hommes soient dans le voisinage. Le nom de cet oued est Zerzou.
5 fév. — Nous quittons l’oued Zerzou à 8 heures, pour marcher vers le sud. Halte entre deux collines de granite nommées Tchikedouen-ourach ou « montagnes de l’Or ».
6 fév. — Nous rencontrons un troupeau de chèvres, mais les jeunes filles qui le conduisent ne veulent rien nous vendre. Nous avons devant nous une véritable chaîne de montagnes, et deux fois déjà pour les éviter, nous avons dû faire un détour dans l’ouest. Je note des quartzites au voisinage de notre camp.
7 fév. — Nous faisons route au sud. A 4 heures, nous campons sur le versant occidental de la chaîne de montagnes. Demain nous serons dans la zone habitée de l’Aïr !
CHAPITRE V
AU PAYS D’AÏR