[26]Ce renseignement concorde avec ceux de Barth.

[27]Beyrich en avait déjà signalé parmi les fossiles recueillis par Overweg, entre Mourzouk et Ghât (Zeitsch. deutsch. Geol. Gesellsch., IV, 1852). Plus au nord, M. Foureau a trouvé des tiges de crinoïdes en grand nombre dans la région des dunes d’Issaouan et du plateau d’Eguélé, entre 27 et 28 degrés de lat. Nord (Rapport sur ma mission au Sahara, 1893-1894, p. 233 et suiv.).

[28]Montagne de l’Ahaggar, située au nord du Tifedest, sur l’Igharghar supérieur (carte Duveyrier).

[29]C’est le cas de presque toutes les oasis bien arrosées. Nous avons résumé ailleurs ce qu’on sait des conditions sanitaires du Sahara (le Sahara, Paris, 1893, ch. XIII).

[30]Voir plus loin, sur l’identité de ce personnage, [p. 30.]

[31]Le marchand tripolitain qui avait amené de Bary à Ghât.

[32]Duveyrier donne une version légèrement différente. D’après son informateur, Ghât aurait été fondée, il y a quatre ou cinq siècles, par les Ihadjenen, avec le concours des Kel-Rhapsa, des Kel-Tarat, des Kel-Telak et des Ibakammazen (les Touareg du Nord, p. 267).

[33]Ce nom de Kel-Rhapsa (gens de Rapsa) a été mis en relation par Duveyrier avec l’oppidum de Rapsa cité par Pline, parmi les villes sahariennes dont le général Cornelius Balbus triompha. Nous pouvons signaler à l’appui de cette hypothèse une coïncidence bizarre. On lit dans le dictionnaire d’Étienne de Byzance : « Istos, île de la Libye, que les Grecs appellent Oudenoé, et les Phéniciens Kella-Raphsat. » Cette île d’Istos n’a jamais pu être retrouvée sur les côtes d’Afrique, et aucun commentateur n’a pu expliquer ce nom de Kella-Raphsat, qui n’a rien de commun avec la langue des Phéniciens. Il est certain qu’on se trouve en présence d’une information de source lointaine, inexactement rapportée : ce nom de Kella-Raphsat est le nom ethnique d’une tribu berbère, et le mot νῆσος s’applique non à une île, mais à une oasis de Sahara.

[34]Il s’agit de la caravane de M. Largeau.

[35]Allusion à l’enquête faite par Nachtigal à Mourzouk après le meurtre de Mlle Tinné, et qui attribuait au chef de l’escorte touareg le nom de Hadj-ech-Cheikh. Voir aussi Duveyrier, l’Afrique nécrologique (Bull. Soc. géogr. de Paris, VIII, 1874). En réalité, ce personnage, proche parent d’Ikhenoukhen, s’appelait Ech-Cheïkh-bou-Bekr ou Eg-Bekr (Eg signifie fils de en targui, comme bou en arabe) ; mais on l’appelait souvent à Ghât ech-Cheïkh, « le cheikh » tout court. Erwin de Bary, qui a eu affaire à lui, emploie indifféremment l’un ou l’autre de ces termes.