[66]On sait que les Touareg Taïtoq (ou Touareg de l’Ahenet) faits prisonniers en 1888 ont prétendu faire partie d’une confédération indépendante des Hoggar, mais que leur sincérité pouvait être mise en doute (voir Bissuel, les Touareg de l’Ouest, Alger, 1888). Ceci prouve, en tout cas, qu’en 1876 les Taïtoq comptaient encore parmi les Hoggar.
[67]Tribu azdjer.
[68]C’était, en réalité, un marabout de l’Aïr, nommé Toufik, et dont il sera question plus loin.
[69]Ceci paraît une vanterie, à en juger par ce qui s’est passé plus tard. En 1894, un rhezi de 70 Tibbou « a pénétré dans le village de Taderamt, à 800 mètres de Ghât, y a tué trois hommes ; puis a volé une cinquantaine de chameaux à une caravane campée sous les murs de la ville, et est reparti tranquillement sans que la garnison turque ait même fait mine de se montrer ; il paraît, du reste, que cette garnison agit toujours ainsi. » (Foureau, Mission chez les Touareg, 1894-1895, p. 76.)
[70]Celle des Megarha de l’oued Châti, qui infligèrent aux Hoggar une défaite sensible près du mont Tifedest.
[71]Il y avait là, en effet, une indication précieuse, dont le colonel Flatters eût pu faire son profit. Le commandant Bernard, membre de la première mission Flatters, recommande également l’adjonction d’une trentaine de chevaux comme une des mesures les plus efficaces pour assurer le succès d’une mission transsaharienne (Deux Missions françaises chez les Touareg, Alger, 1896, p. 327). Il ne faut pas oublier que les chameaux touareg n’étant pas habitués aux chevaux manifestent à leur vue la plus grande terreur.
[72]Les Kel-Ouï de l’Aïr sont des Touareg de teint très foncé par suite de leurs nombreuses unions avec des femmes nègres.
[73]Cette offre curieuse montre bien à quel genre d’opposition la pénétration française s’est heurtée chez certaines tribus azdjer. C’était avant tout le dépit de voir une source de revenus nouvelle venir augmenter la force du chef d’un parti rival. La convention de Ghadamès avait fait des jaloux. Les Imanghasaten, antifrançais farouches, seraient devenus maniables s’ils avaient eu l’espoir d’avoir pour eux les droits de passe réservés à l’émir.
[74]500 francs. C’est la somme qu’ont payée Duveyrier et M. Foureau.
[75]Chef de la zaouïa de Tounine. Ne pas confondre ce personnage avec le chérif arabe Moulay-el-Mahadi, marabout des Tidjaniya, à qui M. Foureau a eu affaire en 1895, et qui s’est montré fort bien disposé pour lui.