[86]Chacun de ces oueds a son propriétaire qui ne laisse pâturer les chameaux des autres qu’en échange d’une redevance, et exige même un droit du voyageur qui ne fait que passer sur son terrain. C’est en vertu de ce droit de propriétaire qu’en 1894 le cheikh Mohammed a intimé à M. Foureau l’ordre de quitter l’oued Mihero, malgré la présence d’un envoyé du chef suprême des Azdjer.

[87]Nom inconnu. N’y a-t-il pas erreur de transcription ?

[88]L’émir des Hoggar.

[89]Ce récit n’est jamais parvenu en Europe.

[90]On peut se demander si cet incident n’a pas coûté la vie au voyageur.

[91]Tribu de la confédération des Azdjer, campée d’ordinaire dans la plaine d’Admar. Duveyrier en fait un portrait des moins favorables.

[92]Tous les voyageurs qui ont été en contact avec les Touareg ont eu à faire la même expérience. « Les Touareg, dit M. Foureau, sont avant tout mendiants, depuis les chefs jusqu’au dernier des esclaves ; tous viennent demander au passant de l’argent, des cadeaux et de la nourriture. C’est une véritable plaie, et nul ne peut se soustraire à cette déplorable coutume qui consiste à se faire donner du matin au soir, et à faire fournir par le voyageur la nourriture à tous les visiteurs. Les principales excuses à ce défaut sont : la pauvreté du pays, leur misère et la difficulté de se procurer du gain, l’habitude séculaire du pillage. Leurs instincts mendiants découlent aussi un peu de leur organisation. Il y a chez eux trois classes : les nobles, peu nombreux, les serfs et les nègres. Les nobles sont habitués à prendre chez les seconds, qui sont leurs vassaux, tout ce qui peut leur convenir ; ceux-ci rendent la pareille aux passants, quand les nobles ont d’abord exigé les droits d’usage. » (F. Foureau, Rapport sur ma mission au Sahara, 1893-1894, Paris, 1894, p. 210.)

[93]Nom probablement mal transcrit.

[94]Par suite de leurs fréquentes unions avec des femmes achetées au Soudan, les Kel-Ouï parlent la langue haoussa aussi couramment que leur propre dialecte berbère. Ce dialecte est d’ailleurs mélangé d’une foule d’expressions haoussa. (Barth, Reisen und Entdeckungen in Nord- und Central-Afrika, I, p. 374).

[95]Ceci dénote l’inexpérience d’Erwin de Bary. S’il avait eu sous la main l’ouvrage de Barth, par exemple, il aurait vu que ce taux qui lui paraissait exorbitant ne représentait même pas le bénéfice ordinaire que le négociant transsaharien retire de la vente de ses marchandises. Les risques étant très forts et les pertes nombreuses, il faut que le taux des bénéfices s’élève en proportion.