[136]Qui resta lettre morte, le serki étant parti faire un séjour à Sokoto.

[137]Tribu touareg redoutée à cause de ses habitudes de pillage, et le plus souvent alliée aux Aouélimiden contre les Kel-Ouï (voir Barth, Reisen, I, p. 383). « Les Kel-Ouï, écrivait E. de Bary plus tard, sont en guerre continuelle avec les Aouélimiden et les Kel-Fadé, de sorte que, depuis des années, aucune caravane d’Agadès n’a pris la route de l’ouest. Des bandits recrutés chez les Kel-Guérès, les Aouélimiden et les Kel-Fadé infestent de même la route d’Agadès à Sokoto, et seules de très grandes caravanes peuvent s’y risquer. » (Lettre d’Adjiro, 1er avril 1877, publiée dans les Verhandl. der Geselsch. für Erdkunde, 1877, p. 246.)

[138]C’est la première fois qu’il en est fait mention.

[139]Barth dit au contraire que les Kel-Ouï sont venus du Nord-Ouest (Reisen I, p. 372).

[140]Il ne s’agit évidemment ici que de la partie de la région qui confine à Agadès.

[141]Il y a là un renseignement à retenir. Il est vrai que la mode est changeante, et que tel article demandé en 1877 peut ne plus l’être aujourd’hui. Les agates ne figurent pas sur la liste des marchandises importées par les caravanes en 1862, d’après le rapport du commandant Mircher (Mission de Ghadamès, p. 39).

[142]Au dire des Touareg Taïtoq faits prisonniers en 1889, Talabe est situé à quatre jours au nord-ouest d’Agadès. C’est un bas-fond, récepteur de plusieurs oueds venant de l’est, et couvert d’une véritable forêt d’arbres divers (Bissuel, les Touareg de l’Ouest, p. 191). Si l’information donnée à E. de Bary est exacte, l’oued Aouderas, dont Barth a traversé la vallée supérieure en allant à Agadès, se prolongerait donc dans la direction du nord-ouest sur une distance de plusieurs journées de marche.

[143]Cette évaluation est plus forte que celle de l’informateur de Richardson, qui estimait les forces réunies du Gober et du Maradé à 1500 hommes (A Narrative of a Mission to Central-Africa, II, p. 104). Les autres renseignements cadrent parfaitement avec ceux de Richardson, Barth, Staudinger, et Monteil sur ce mystérieux peuple gober, ennemi acharné des peuples de Sokoto.

[144]Voir plus haut.

[145]Allusion aux Touareg Taïtoq de l’Ahenet, qui vont se ravitailler dans l’oued Telak. E. de Bary mentionne ailleurs encore un autre grief : « Depuis trois ans, aucun Hoggar n’est venu dans l’Aïr. Cela tient à leur refus obstiné de rendre des chameaux volés au marabout El-Bakkay de Tombouctou, et cela malgré les représentations du hadj Bilkhou, qui a pris fort mal la chose. » (Lettre citée, Verhandl. der Ges. für Erdkunde, p. 246). Les Hoggar pouvant se ravitailler au Touât se souciaient peu, évidemment, du mécontentement des Kel-Ouï.