[165]La Teguidda de Barth, située à trois journées de marche d’Ingal et à cinq journées dans l’ouest-sud-ouest d’Agadès. Barth dit également qu’on y recueille du sel de très bonne qualité et a cru pouvoir l’identifier avec la ville de Takedda, célèbre au XIVe siècle par ses mines de cuivre (Ibn-Batoutah). Mais ni Barth, ni Duveyrier, ni E. de Bary n’ont recueilli la moindre information au sujet de cette ancienne cité et de ces mines. Il y a là un intéressant problème réservé aux explorateurs de l’avenir.
[166]Probablement Alimsar, qui, d’après les récentes informations du lieutenant de vaisseau Hourst, fut le prédécesseur de l’amenokal actuel des Aouélimiden (la Mission Hourst, p. 229).
[167]Nom donné par les gens de l’Aïr aux Taïtoq de l’Adrar Ahenet.
[168]Touareg du Fezzan.
[169]Voir plus haut, [p. 107.]
[170]Allusion à une information curieuse fournie à Duveyrier par des Tibbous. Il existerait à Anaï, sur la hamada, à peu près à mi-chemin entre la route de Ghât à l’Aïr et la route de Bilma, des traces de roues et des sculptures rupestres « représentant un convoi de chars traînés par des bœufs à bosse et conduits par des hommes » (les Touareg du Nord, p. 458). E. de Bary revient plus loin sur cette question.
[171]On remarquera le changement d’humeur du cheikh, depuis que le voyageur avait décidé de retourner à Ghât, au lieu d’aller vers le sud.
[172]Duveyrier avait signalé de même, d’après ses informateurs, des ruisseaux permanents dans le haut de l’Ahaggar (les Touareg du Nord, p. 88). On sait que la mission Flatters avait trouvé un filet d’eau et des poissons dans l’oued Amguid, sur le Haut-Igharghar (Documents relatifs à la mission Flatters, Paris, 1885, p. 330). Rien ne montre mieux l’action bienfaisante des montagnes, qui jouent le rôle de condensateurs dans le désert.
[173]L’Aïr est jusqu’ici la seule oasis saharienne où le lion ait été signalé. On ne l’a retrouvé qu’au Soudan, au delà des plateaux arides qui séparent le Soudan de l’Aïr.
[174]Observation de grande importance pour l’histoire des races de l’Afrique dans l’antiquité. En effet, sur un mur du temple de Medinet-Habou, près de Thèbes, on voit Ramsès III amenant devant Ammon et la déesse Moût, parmi d’autres vaincus, les représentants enchaînés des peuplades libyennes de l’ouest, lesquels ont tous, d’un côté de la tête, la longue tresse ou boucle recourbée, tombant sur le cou par-devant l’oreille (de Rougé). De tous les peuples dont les anciens Egyptiens nous ont conservé l’image, ceux-là seuls sont ornés de cette coiffure singulière. D’autre part, nous savons par Hérodote que les Maxyes, une des principales tribus libyennes, avaient coutume de tresser leurs cheveux sur le côté droit de la tête (Histoires, IV, chap. 191), et l’on s’accorde à reconnaître en ces Maxyes la tribu des Machouach, la principale de celles qui, sous Ramsès III, envahirent l’Egypte. La facilité avec laquelle les sons s, z, ch se substituent l’un à l’autre dans les dialectes berbères, avait permis de se demander si ces Machouach, Maxyes, ces barbares de l’Ouest n’étaient pas tout simplement des Mazigh, des Berbères. Et le général Faidherbe remarquait à ce sujet que les Zenaga, restes d’une antique tribu berbère, qui occupait le Sahara occidental au moyen âge, ont conservé l’emploi de la tresse libyenne. D’autre part, la chronique mzabite d’Abou-Zakaria, publiée par M. Masqueray, nous montre le fils de l’imam de la vieille cité berbère de Tahert (Tiaret) occupé à faire tresser ses cheveux par sa sœur. Mais ces indices étaient trop peu nombreux pour qu’on en pût tirer une conclusion positive.