Jusqu’ici, on n’avait pu constater chez les Touareg la survivance d’une pareille coutume. L’observation d’Erwin de Bary, suivie d’une autre plus précise (voir le [6 juin]), prend d’autant plus d’importance que les Kel-Fadé sont une des tribus touareg chez qui la pureté de la race n’a pas été altérée (Barth, I, p. 384). Erwin de Bary a vu un peu plus tard ([13 août]) des Ifoghas d’Es-Souk coiffés de même. Or, Es-Souk (Tadmekka), au nord-est du coude du Niger, est désignée comme un des endroits où les Touareg étaient primitivement établis. Il est assurément significatif de voir que l’usage de la tresse libyenne s’est conservé précisément chez les tribus touareg restées en place, ou indemnes de toute intrusion de sang étranger.

[175]Tombeau de pierres brutes. Voir plus haut.

[176]Il s’agit soit de la grande tribu des Beraber, qui a ses terrains de parcours dans le Sahara marocain, soit plutôt de la tribu arabe des Berabich, qui tient la route des caravanes entre Araouan et Tombouctou. Les Berabich sont en hostilité constante avec les Touareg Hoggar, et notamment avec les Taïtoq. La participation des Ifoghas à cette razzia est une nouvelle preuve des instincts pillards de cette tribu, dont Duveyrier avait fait trop exclusivement une communauté de marabouts pacifiques, qui ne portent les armes que pour se défendre.

[177]Tarakate du Catalogue Foureau. Grewia spec. ?

[178]Dans le Tibesti.

[179]Nom inconnu.

[180]Balanites aegyptiaca Del.

[181]M. Foureau cite en effet dans son vocabulaire une solanée (Solanum sodomaeum) qui porte le nom arabe de tefah-en-noum (p. 43).

[182]Barth a observé une crue semblable à la date du 1er septembre (Reisen, I, p. 356).

[183]Le texte original ne permet pas de savoir si ces tresses pendent du même côté de la tête.