[184]Barth écrit Arar dans son livre, Adar sur sa carte. Il parle également de la puissance de leur cavalerie (I, p. 388). L’Adar est situé au nord du Sokoto, et certains auteurs le mettent à tort au nombre des provinces de cet empire : les Kel-Guérès n’ont jamais cessé d’être parfaitement indépendants.
[185]C’est une opinion courante dans l’Aïr, car Barth avait déjà recueilli la même information : « Toutes les vallées descendant vers l’ouest s’élargissent dès qu’elles sortent de la montagne, et se perdent peu à peu, sans se réunir (Reisen, I. p. 587). Mais il faut tenir compte de l’ignorance relative des habitants de l’Aïr, ayant peu ou point de rapports avec leurs voisins de l’ouest. Et si l’on considère que le cheikh Othman des Ifoghas avait donné à Duveyrier une version contraire (selon lui, l’oued Tafassasset recevait dans son cours inférieur de nombreux affluents venant de l’Aïr), on ne peut regarder la question comme tranchée.
[186]Les Kel-Atarar de Barth. Barth dit seulement qu’ils habitent au voisinage d’Agadès et n’ont pas la meilleure réputation (Reisen, I, p. 382).
[187]Richardson et Barth avaient dit la même chose : « La caravane du sel, écrit Richardson, est pour l’Aïr une question de vie ou de mort... Sans ce sel (qu’on échange contre les vivres du Soudan), la population se verrait bientôt dans l’alternative de périr ou d’émigrer au Soudan. » (A Narrative of a Mission to Central-Africa, II, p. 138). « On pourrait planter beaucoup plus de mil, mais la culture, restreinte aux fonds étroits des vallées, ne pourra jamais fournir assez de grains pour les besoins de ceux qui les habitent. » (Barth, I, p. 588.)
[188]Espèce non déterminée.
[189]Voir plus haut, [p. 161.]
[190]Rhezer n’est pas un nom propre. On appelle Kel-Rhezer ou Kel-Rhazar, « gens de la vallée », les habitants de la grande vallée de Seloufiet et Tintarhodé (Barth, I, p. 380).
[191]C’est pour cela sans doute que Hadj Bilkhou empêcha le voyageur d’aller à Agadès.
[192]En faisant dresser la note des vivres qu’on lui avait fournis, avec l’intention de la solder une fois revenu à Ghât, E. de Bary ne tenait nul compte des coutumes sahariennes, qui veulent qu’un homme bien élevé ne paye pas les vivres qu’on lui offre, mais réponde par un cadeau de valeur supérieure à ce qu’on lui a offert.
[193]Ou Tekindouhir.