[194]Voir plus loin, [appendice I.]

[195]Il y a très peu de juifs au Sahara ; c’est à peine si l’on en trouve quelques-uns au Touât, et ce Touareg de l’Aïr n’en avait peut-être jamais vu.

[196]Il eût été intéressant de savoir quels pouvaient être ces livres, qui avaient pénétré jusque dans l’Aïr.

[197]Acacia albida Del. Espèce du Soudan.

[198]Ces hostilités entre Hoggar et Aouélimiden semblent fréquentes. Barth, en 1853, avait déjà entendu parler d’une grande razzia opérée par 400 Aouélimiden chez les Hoggar (Reisen, IV, p. 503). En 1862, Duveyrier apprenait qu’il y avait « en ce moment trêve d’hostilités, mais plutôt tendance à l’antipathie. » (Les Touareg du Nord, p. 371.) En 1881, Kenan-ag-Tissi, un des Taïtoq internés plus tard en Algérie, a fait partie d’une razzia dirigée contre les Aouélimiden, qui avaient précédemment razzié les Taïtoq (Bissuel, les Touareg de l’Ouest, p. 7). Aujourd’hui que nous sommes établis à Tombouctou, on pourrait essayer d’utiliser cette antipathie ancienne des Aouélimiden contre les Hoggar.

[199]Emir des Hoggar.

[200]Ceci prouve l’erreur de certains auteurs, qui transforment le sultan d’Agadès en vassal du sultan de Sokoto. Le chef d’Agadès ménage son puissant voisin, mais ne lui doit pas obéissance. E. de Bary a défini plus haut ([p. 159]) le genre de respect que les Touareg d’Aïr professent pour ce « commandeur des croyants ». En 1886, Staudinger a dit très nettement la même chose : « Le souverain de Sokoto ne possède aucune autorité réelle, ni même apparente sur la partie de l’Aïr où est située Agadès. En général, les farouches Touareg peuvent bien, il est vrai, lui payer une redevance commerciale lorsqu’ils vont commercer dans son royaume, mais ils sont aussi dangereux qu’indispensables, et les Haoussa ont intérêt à les ménager » (In Herzen der Haussaländer, Berlin, 1889, p. 518).

[201]L’auteur l’appelle ailleurs Sidi-eg-Guerradji.

[202]Erwin de Bary parle plus loin d’une de ces tribus ([p. 181]).

[203]Les Touareg du Nord donnent d’autres explications. D’après eux l’institution des Imrhad ou vassaux date de l’époque où le Sahara méridional était encore exposé aux invasions des rois noirs. C’est alors que des familles faibles auraient réclamé la protection des guerriers berbères, en se constituant leurs sujets. D’autres Imrhad, ceux de couleur, tirent leur origine d’esclaves noires, et comme, d’après la coutume targuie, l’enfant suit la condition de sa mère, la condition d’imrhad aurait été pour lui une sorte d’affranchissement. Enfin, les Touareg avouent que certaines tribus d’Imrhad blancs sont simplement des congénères asservis par la force des armes. (Duveyrier, les Touareg du Nord, p. 336-337.)