[204]Barth cite la tribu des Kel-Aguelal, sans savoir qu’elle se confond avec celle des Kel-Rhazar (I, p. 380).

[205]Il y a d’autres exemples de tribus arabes établies au milieu des Touareg, dont elles deviennent alors les vassales. C’est ainsi que les Sekakna et les Mazil, qui fournissent des chameaux aux caravanes entre le Touât et Tombouctou, sont des Arabes vivant sous la protection des Touareg Taïtoq (Bissuel, les Touareg de l’Ouest, p. 24.)

[206]Nous avons supprimé ici et aux pages suivantes une série d’indications de route et d’informations sur l’Adamaoua, qui n’ont plus d’intérêt aujourd’hui.

[207]Calotropis procera.

[208]C’est la première fois qu’il est fait mention par un voyageur de razzias d’esclaves exécutées sur des populations de race blanche. On sait que le Koran défend formellement de réduire en esclavage les musulmans. Les serfs de cette partie reculée du Sahara seraient-ils encore regardés comme à demi païens ? Il n’y en aurait pas moins là une violation flagrante des coutumes touareg ; les Imrhad, dit Duveyrier, se transmettent par héritage ou donation, mais ne se vendent pas, c’est ce qui les distingue de l’esclave.

[209]Cette occupation n’a jamais été réalisée. Lorsqu’en 1892 le colonel Monteil a passé à Bilma, l’oasis était toujours encore gouvernée par un chef Tibbou, sous la dépendance des Kel-Ouï d’Aïr.

[210]Voir Barth, Reisen, I, p. 599. La coutume d’engraisser les femmes par une nourriture appropriée est un trait de mœurs nègres, et non berbères.

[211]Cette information est certainement plus vraisemblable que celle relatée plus haut, [p. 142.]

[212]Ceci semble indiquer que les phénomènes diluviens de ruissellement, qui ont été si intenses dans le Sahara septentrional, n’ont pas non plus fait défaut dans le Sahara méridional. Voir plus loin une observation analogue.

[213]Il s’agit ici d’une fraction des Ifoghas, les N’Iguedadh, restée campée aux environs de son lieu d’origine Tadmekket ou Es-Souk, une des plus anciennes places de commerce du Sahara, aujourd’hui en ruines. Il est curieux de constater que ces Touareg restés en place sont de ceux qui ont gardé l’usage de la tresse berbère. (Voir plus haut, [p. 157.])