[301] «Cher Monsieur et ami... Il n'y a pas de félicitations qui puissent me flatter plus que les vôtres. La chose a été faite assez franchement, et cela ajoute à la réussite aux yeux du public. Vous dites justement que ce succès, il y a vingt ans, m'aurait causé un tout autre plaisir: j'avais la chance, dans ce cas, de me voir plus utile que je ne puis l'être maintenant dans une situation de ce genre. J'aurais eu le temps de devenir professeur à l'École: c'est là que j'eusse pu exercer quelque influence. Quoi qu'il en soit, je ne partage pas l'opinion de quelques personnes, amies ou autres, qui m'ont fait entendre plus d'une fois que je ferais mieux de m'abstenir. Il y a plus de fatuité que de véritable estime de soi-même à rester dans sa tente: au reste, je ne manque point ici à mes antécédents, puisqu'une fois mon parti pris, je n'ai pas cessé de me présenter.» (Corresp., t. II, p. 157, 158.)
[302] Isidore Dagnan. Voir t. II, p. 314.
[303] Delacroix écrivait autre part: «La peinture est un art modeste, il faut aller à lui et l'on y va sans peine; un coup d'œil suffit. Le livre n'est point cela: il faut l'acheter d'abord, il faut le lire ensuite page par page, entendez-vous bien, messieurs? et bien souvent suer pour le le comprendre.»
[304] «J'éprouve, et sans doute tous les gens sensibles éprouvent qu'en présence d'un beau tableau, on se sent le besoin d'aller loin de lui penser à l'impression qu'il a fait naître. Il se fait alors le travail inverse du littérateur: je le repasse, détail par détail, dans ma mémoire, et si j'en fais par écrit la description, je pourrais employer vingt pages à la description de ce que j'aurais pourtant embrassé tout entier en quelques instants. Le poème ne serait-il pas, par contre, un tableau dont on me montre chaque partie, l'une après l'autre? Que ce soit un voile qu'il soulève successivement.» (Eugène Delacroix, sa vie et ses œuvres, p. 418, 419.)
[305] Non retrouvées.
[306] Non retrouvées.
[307] Voir t. III, p. [72] et [73].
[308] Se rappeler ce que Delacroix a écrit sur Théophile Gautier. Son opinion a d'ailleurs varié à cet égard; pour s'en convaincre, on peut lire certains billets adressés à Thoré, Baudelaire, Th. Silvestre, P. de Saint-Victor, Sainte-Beuve. Il est vrai d'ajouter que certains d'entre eux n'étaient pas seulement des critiques, mais bien des créateurs. Par critique, Delacroix entend exclusivement celui qui fait profession de juger autrui.
[309] Voir t. II, p. 186 et 187.
[310] Non retrouvées.