[419] Le baron Haussmann.

[420] Delacroix écrivait en 1830 clans la Revue de Paris. où il avait donné une longue étude sur Raphaël: «Raphaël n'a pas plus qu'un autre atteint la perfection, il n'a pas même, comme c'est l'opinion commune, réuni à lui seul le plus grand nombre de perfections possible: mais lui seul a porté à un si haut degré les qualités les plus entraînantes et qui exercent le plus d'empire sur les hommes: un charme irrésistible dans son style, une grâce vraiment divine, qui respire partout dans ses ouvrages, qui voile les défauts et fait excuser toutes ses hardiesses.»

[421] Peinture sur bois de l'école italienne, dont il est difficile d'établir exactement l'auteur. Acheté en 1850 à la vente de la galerie de M. Duvernay par un savant amateur anglais, M. Morris Moore, ce tableau fut exposé à Paris en 1859. Depuis quelques années il fait partie des collections du Louvre (Salon carré).

[422] Dans son étude sur le grand sculpteur, parue au Plutarque français, Delacroix écrit en manière de conclusion: «Le nom de Puget est l'un des plus grands noms que présente l'histoire des arts. Il est l'honneur de son pays, et, par une bizarrerie remarquable, l'allure de son génie semble l'opposé du génie français. De tout temps, sauf de rares exceptions parmi lesquelles Puget est la plus brillante, la sagesse dans la conception et l'ordonnance et une sorte de coquetterie dans l'exécution ont caractérisé le goût de notre nation dans les arts du dessin. Au rebours de ces qualités, Puget présenta dans ses ouvrages une fougue d'invention et une vigueur de la main qui approchent de la rudesse, et qui durent étonner dans son temps, plus qu'elles ne feraient au nôtre. Aussi l'espèce de disgrâce qu'il subit pendant sa longue carrière doit-elle être attribuée en grande partie à cette opposition qu'il offrait avec la manière des artistes ses contemporains, manière qui flattait le goût général. C'est précisément ce contraste qui le fait si grand aujourd'hui: aux yeux de la postérité, il efface tout ce que son époque a produit et admiré.»

[423] Voir t. III, p. [371] et suiv.

[424] Sur les génies primitifs et leurs imitateurs, voir la même idée exprimée par Delacroix le 26 octobre 1853, t. II, p. 258 et suiv.

[425] Du livre déjà cité sur Delacroix nous détachons ce passage écrit par le maître sous la rubrique De l'art ancien et de l'art moderne: «Le goût de l'archaïsme est pernicieux. C'est lui qui persuade à mille artistes qu'on peut reproduire une forme épuisée ou sans rapport à nos mœurs du moment. Il est impardonnable de chercher le beau à la manière de Raphaël ou du Dante. Ni l'un ni l'autre, s'il était possible qu'ils revinssent au monde, ne présenterait les mêmes caractères dans son talent... Libre à ceux qui imitent aujourd'hui le style de Raphaël de se croire des Raphaëls. Ce que l'on peut singer, c'est l'invention, c'est la variété des caractères; et ce qu'un homme inspiré seul peut faire, c'est de marquer de son style particulier ses ouvrages inspires.» (Eugène Delacroix, sa vie et ses œuvres, p. 409.)

[426] Voir t. II, p. 470 et suiv.