CES NOIRS DÉPARTS
DE MES PUPILLES
Avec des fruits aux rameaux
dénuement —
arbres en cadence,
pieds nus.
Le moulin
trait de son eau
la source,
et dans le pâturage:
délire-de-rosés.
Coulent les humbles larmes
de ciel.
La tranquillité mesure
mes éloignements —
ces noirs départs
de mes pupilles.
* * *
Tombent les feuilles. Les arbres demeurent les mains vides.
Les allées serpentent longuement entre les tombeaux.
Tombent les feuilles. Les arbres demeurent les mains vides.
J'erre nu-pieds sur les mots.
Les objets alentours, je les atteins
de ma quiétude.
Tard vers le soir je pose mon oreille sur le ciel
comme sur un oiseau mort.
Tombent les feuilles. Les arbres demeurent les mains vides.
J'erre nu-pieds sur les mots.