Jonathan Carnyby enchanté victoire signalée d’Homme sauvage qu’il s’honore d’appeler son plus cher ami. Offre toujours passionnément île dans Pacifique. Prépare moyen transport qu’il guidera lui-même et amènera à moment que Homme sauvage voudra bien télégraphier par retour.

Signé : Jonathan Carnyby, roi Esturgeon[12].

[12] Ce télégramme était accompagné d’un autre qui le convoyait — ordonnant expressément au « gros ventre bas sur pattes » de l’Intérieur de remettre à son adresse, fidèlement, et tout de suite, le pli destiné à M. l’Homme sauvage — lui interdisant, en outre et pour toujours, d’essayer d’entrer en relation, de quelque façon que ce soit, avec M. Carnyby — car ce gentleman, dans son esprit, le considérait comme un esturgeon avarié dans une boîte à conserves — c’est-à-dire la pire chose qui soit au monde.


L’Homme sauvage ensuite ouvrit le pli ministériel où étaient incluses les 46 pages format in-8o contenant les offres du gouvernement. L’Homme sauvage n’y jetant qu’un coup d’œil, les envoya vers le kanguroo qui s’en nourrit, les dérobant ainsi à la curiosité de M. Barnabé Cruchot lequel tenta vainement de s’en emparer.

L’Homme sauvage pourtant souriait et me dicta l’ultimatum suivant, — le serrurier Panaris étant à sa gauche, la chèvre à sa droite, Venceslas en arrière, à cheval sur l’hippopotame ruisselant de vase et le tatou hors de son trou pour écouter aussi :


ULTIMATUM

CONDITIONS GÉNÉRALES

Article I. — On ne parlera plus, en aucune façon, des ridicules poursuites intentées contre l’Homme sauvage, ni des petits incidents qui en ont marqué le cours.