Quand aurai-je le bonheur de faire le premier shake hand avec toi?
Adieu donc, bonne amie à laquelle je dis que je l'aime, non parce qu'elle le veut, mais parce que je le sens, comme ma vie elle-même.
CONCLUSION
I
Les dernières lettres que l'on vient de lire sont datées de Naples. Avec elles s'achève la partie de la correspondance du prince de Metternich dont nous avons pu retrouver les originaux.
Le futur chancelier demeura dans la capitale du royaume des Deux-Siciles jusqu'à la fin de mai 1819 et revint ensuite à Rome. Vers le milieu du mois de juin, il quitta les bords du Tibre pour se rendre à Carlsbad, sans passer par Vienne. Le souci de sa santé n'était pas la seule cause de ce voyage.
L'Allemagne, déjà depuis quelque temps, était le théâtre de manifestations révolutionnaires. Les étudiants s'agitaient dans les Universités: Kotzebue venait de tomber sous le poignard de Sand.
Pour rechercher les mesures à opposer au développement de l'esprit démocratique, pour renforcer les lois de la Confédération Germanique, un échange de vues entre les gouvernements intéressés était devenu nécessaire. Les plénipotentiaires devaient se réunir dans la célèbre ville d'eaux.
Quelques-unes des lettres retrouvées par M. Ernest Daudet et publiées par lui dans la Revue Hebdomadaire[ [437] ont été écrites par le prince pendant le trajet de Rome à Carlsbad.
La première est datée du 13 juillet[ [438]. La passion du ministre ne s'est pas refroidie.