[13] Réponse au rapport sur la morale du F∴ Massol par le F∴ Scarchefigue, p. 29. Paris, impr. Wittersheim, 1864.

[14] B. G. O., août-septembre 1894, p. 145, et, en général, p. 136-146.

[15] C. R. G. O., 16 janv.-28 févr. 1898, p. 75.

[16] Initiation des FF. Émile Littré, Jules Ferry, H. Chavée (Bibliothèque franc-maçonnique). Paris, au Grand-Orient, 1865.

[17] Le XIXe Siècle, 11 juillet 1878.

[18] Voir C. R. G. O., 19-24 sept. 1898, p. 467, le compte rendu du banquet Desmons.

[19] B. G. O., oct. 1878, p. 350-360.

[20] Congrès maçon.∴ international du Centenaire ; Compte rendu, p. 95-97 et 104-107. Paris, au Grand-Orient, 1889.

Mais la lecture des publications maçonniques postérieures à 1877 eût sans doute paru moins rassurante aux maçons exotiques. Ils eussent vu M. Fleury, plus tard membre du Conseil de l’Ordre, professant en 1879 à la loge les Philanthropes réunis, balayer, d’un geste implacable, « l’inconnu, le mystérieux, la divinité, avec son cortège de jouissances et de châtiments célestes[21] ». Ils eussent lu, dans le Bulletin maçonnique de mars 1882, un chaleureux éloge du livre de M. Gaston : Dieu, voilà l’ennemi ![22] N’est-ce pas l’« orateur » même du convent de 1885, M. Fernand Faure, alors député de la Gironde et maintenant directeur général de l’enregistrement, qui réclamait l’élimination des idées métaphysiques[23], « véritable infirmité dans l’esprit de l’homme ». Et n’est-ce pas l’« orateur » même du convent de 1886, M. le pasteur Dide, qui disait : « Nous sommes positivistes… Il ne faut pas se préoccuper des causes premières… Nous voulons instituer le culte des réalités[24]. » Le déisme, du reste, ne trouva point de défenseurs dans les convents de 1893, 1894, 1896, où l’on discuta l’inscription des devoirs envers Dieu dans les programmes scolaires[25] ; et l’épuration de ces programmes fut formellement demandée par le convent de 1896, avec l’approbation fort autorisée de M. Cuir, membre du Conseil supérieur de l’instruction publique et Vénérable d’une loge de Lille[26]. Le culte d’une morale indépendante, exclusive de toute métaphysique, est aujourd’hui si strictement observé par la maçonnerie française qu’elle le veut imposer à l’Université de France : « Nos Frères, écrit la Revue maçonnique, doivent créer un mouvement contre l’enseignement déiste et antilaïque qui existe, et réclamer énergiquement l’instruction laïque avec un idéal substitué enfin à l’idéal mystique[27]. » Et je ne sais si l’on trouverait cette instruction et si l’on pourrait entrevoir cet idéal dans les 2.400 vers du poème la Voie du philosophe[28], qu’offrait naguère au Grand Orient M. Leconte, ancien député de l’Indre, — le même qui parlait, à la tribune, de « Monsieur le Pape » : mais certainement on en peut rencontrer l’esquisse dans le Mémoire sur l’éducation maçonnique, présenté par M. Jules Thomas à la loge Bélisaire, d’Alger[29], et dans les Principes de philosophie morale[30], également publiés par ce zélé professeur.

[21] Fleury, Instruction laïque, gratuite et obligatoire, éducation religieuse, éducation laïque et nationale, p. 60, Impr. Nouvelle, Paris, 1879.