Masinissa.
Mon advis est, si bon vous semble, que vous vous devez retirer au Chasteau et la nous delibererons du moyen qu'il faudra tenir pour vous tenir ma promesse.
Sophonisba.
Je vous en supplie Monsieur, et ne m'abandonnez ny oubliez point.
Masinissa.
Comment oublier? avez vous si peu de foy en moy que vous soiez en doubte.
Sophonisba.
Non, mais si grand desir de liberté me transporte, qu'il faict sembler que je deubte.
Masinissa.
Ne doubtez nullement, car c'est ma coustume de garder ce que je promectz comme ma vie: et ne siet bien à nul d'avoir une chose au cueur et une autre en la bouche.