Si l’on ajoute aux Roumevages les fêtes des corporations et les fêtes votives, qui, les unes comme les autres, sont composées en grande partie des éléments constitutifs de toutes les manifestations publiques en Provence, on aura le tableau complet des divertissements et des solennités dont la tradition nous a conservé le souvenir ou qu’elle nous a légués.

NOTES:

[1] Parmi les principales corporations, on peut citer: les Drapierii, Drapiers; les Cambiatores, Changeurs; les Cannabacerii, Marchands de chanvre; les Macellarii, Bouchers; les Sartores, Tailleurs; les Fabri, Ouvriers en métaux; les Sabaterii, Cordonniers, etc., etc.... Chaque corporation occupait une rue qui portait son nom.

[2] Le mot poumpo appartient au dialecte marseillais; dans les pays limitrophes, on dit fougasso qui vient du roman foua.

[3] Le comte de Provence en 1777, le comte d’Artois en 1814 eurent les honneurs de l’olivette, lors de leur voyage dans le Midi, et c’est Aubagne qui leur offrit ce divertissement.

[4] Flacons de vin.

[5] C’est à l’église de l’ancienne abbaye de Saint-Victor, à Marseille, que la tradition veut que l’on aille entendre la messe ce jour-là et faire bénir les cierges, que l’on choisit verts pour les différencier des autres. C’est également à la Chandeleur que l’on vend un excellent gâteau, qui affecte la forme d’une navette, probablement en souvenir des tisseurs de chanvre qui allaient ce jour-là à Saint-Victor faire bénir leur instrument de travail pour s’assurer une bonne année.

[6] En français; en espagnol, barbanzanos; en provençal, cèse.

[7] Le droit de pelote fut fixé par un arrêt du Parlement de Provence, le 3 août 1717, à 15 livres pour les dots au-dessous de 3.000 livres. L’Abbé de la Jeunesse le percevait sur les artisans, le lieutenant du Prince d’Amour sur la noblesse et le Roi de la Basoche sur la bourgeoisie. De nos jours, c’est l’État qui perçoit le droit de pelote sous la forme de droits d’enregistrement des contrats de mariage.

[8] Armetto ou petite âme.