| Iau, | dans | niau, éclair. |
| Iai, | — | biais, manière de faire. |
| Ièi, | — | pièi, puis. |
Ces triphtongues se prononcent également par un simple son.
L’ACCENT TONIQUE
L’accent tonique est la base de la prononciation du provençal. Dans les mots terminés par e ou par o, il doit se porter sur la pénultième, ainsi: capello, chapelle, se prononce capélo; campana, cloche, campàno; il se porte sur toute syllabe accentuée: armàri, armoire.
Dans les mots terminés par a et i, il se porte sur la dernière syllabe: verita, vérité; sournaru, sournois; durbi, ouvrir. Mais, dans le cas où la dernière syllabe terminée en i est précédée d’une syllabe qui porte un accent, l’i devient muet, comme dans barri, rempart.
Si le mot est terminé par une consonne, on appuie plus fortement sur la dernière syllabe: auceloun, petit oiseau.
Dans les diphtongues, on doit appuyer sur la première voyelle: l’ai, l’âne, se prononce àï.
Dans le dialecte marseillais, la prononciation est souvent différente de celle du rhodanien. Ainsi la voyelle o se change souvent en oue; exemples:
| Font, | fontaine, | fait | fouent. |
| Cor, | cœur, | — | couer. |
| Colo, | colline, | — | coueli. |
U se change en ue quelquefois, comme dans: adurre, apporter, aduerre.