Celles en aire et en adou sont masculines: pagaire, pagadou, payeur; pescaire, pescadou, pêcheur.
Enfin les noms collectifs terminés en rès, arès, eirés, un, au, sont du masculin.
Il y a dans le dialecte marseillais quelques variations dans ces diverses règles. Ainsi les mots terminés en e ou en o ou rhodaniens se terminent par un i en marseillais. Ainsi juge, juge, fait jùgi; justico, justice, fait justiçi.
Ceux en ouso se changent en ouo; urouso, heureuse, fait urouo.
Dans le provençal actuel, l’s a disparu en tant que marque du pluriel. C’est par l’article qu’on reconnaît cette marque. On dit et on écrit ainsi: l’ome, l’homme, au singulier; lis ome, au pluriel; etc., etc.
La langue provençale est riche en augmentatifs et en diminutifs.
Les augmentatifs donnent une idée de force et de grandeur, ils se terminent en as au masculin et en asso au féminin. Ainsi: oustaù, maison, devient oustalas; ome, homme, oumanas.
Quelquefois, on se sert d’un augmentatif comme terme de mépris. On dira de quelqu’un qui aura des manières communes et grossières: ès un pastras, augmentatif de pastre, berger. Pour un homme sale: ès un pourcassas.
Les diminutifs sont employés comme termes d’amitié et aussi pour exprimer l’idée de quelque chose de joli, de mignon. Au masculin, ils se terminent en oun, et, ot, in; au féminin, en ouno, eto, oto, ino. Ainsi on dira: d’une chemise, camiso, camisoun, camisoto; auceloun, petit oiseau, aucelet; chato, jeune fille, chatouno, chatouneto.