Zum Kühles Grab[7],
Zum Kühles Grab,
Zum Kühles Grab,

jusqu'à ce que sa voix s'élançât de nouveau très-haut sur les mêmes paroles:

Zum Kühles Grab!

lorsque vint alterner avec la sentimentale romance, une bonne, franche et joyeuse voix de paysanne qui venait du dehors et chantait:

Klompertjen et sa femme
Se lèvent de bonne heure
Pour se rendre au marché
Et y vendre leurs œufs...
Ils étaient à mi-chemin,
A mi-chemin de la digue,
Quand tous les œufs se cassèrent
Et le beurre tomba dans la boue.
Elle ne regrette pas les œufs,
Mais bien plutôt le beau linge
Qu'hier seulement elle avait fait
De la meilleure culotte de Klompertjen.

—Voilà une jolie chanson! dit Dolphe, en ouvrant la fenêtre et en s'adressant à la grosse fille de ferme qui plongeait ses bras pourpres, ainsi que s'exprime Rotgans, dans le fumant cuvier à lessive, et qui, selon toute probabilité, avait chanté la chansonnette de Klompertjen. Voilà une très-jolie chanson, Trinette!

—Je ne m'appelle pas Trinette! dit la fille, en jetant en arrière un regard fin et matois.

—Comment vous appelez-vous donc? cria Dolphe.

—Ma mère le sait! dit la fille en riant, et en laissant voir une rangée de dents les plus blanches qui aient jamais orné bouche de paysanne.

—Savez-vous beaucoup de chansons comme cela, ma chère? dit Dolphe.