CALLIMAQUE.[→] Vous avez entendu la misère de ma chute, daignez ne pas ajourner le remède de votre miséricorde.
JEAN.[→] Je ne l’ajournerai point.
CALLIMAQUE.[→] Car je suis confus et contristé jusqu’au fond de l’âme, je souffre, je gémis, je pleure sur mon horrible sacrilége.
JEAN.[→] Ce n’est pas sans raison; un aussi grave délit exige le remède d’une pénitence qui ne soit point légère.
CALLIMAQUE.[→] Oh! plût à Dieu que je pusse vous ouvrir les plus profonds replis de mon cœur! vous y verriez l’amertume du regret que je souffre, et vous compatiriez à ma douleur.
JEAN.[→] Je me réjouis de cette douleur; car je sens que la tristesse vous est salutaire.
CALLIMAQUE.[→] Je n’ai que dégoût pour ma vie passée, je n’ai que dégoût pour les voluptés coupables.
JEAN.[→] Ce n’est point à tort.
CALLIMAQUE.[→] Je me repens du crime que j’ai commis.
JEAN.[→] La raison le veut.