ABRAHAM.[→] Qu’une révolution de douze mois s’accomplisse, et elle aura respiré l’air vital pendant deux olympiades.
ÉPHREM.[→] Votre pupille est loin de la maturité.
ABRAHAM.[→] Aussi ne suis-je pas sans inquiétude.
ÉPHREM.[→] Où habite-t-elle?
ABRAHAM.[→] Dans mon ermitage; car, à la prière de ses parents, je l’ai prise chez moi pour l’élever; de plus, j’ai résolu de distribuer ses richesses aux pauvres.
ÉPHREM.[→] Le mépris des biens temporels convient à un esprit tourné vers le ciel.
ABRAHAM.[→] Je brûle du désir de fiancer ma nièce au Christ et de la soumettre à sa discipline.
ÉPHREM.[→] Ce désir est louable.
ABRAHAM.[→] Le nom qu’elle porte m’en fait une loi.
ÉPHREM.[→] Quel est son nom?