Paphnuce, ou plutôt Hrostvitha, expose ici l’opinion des Pythagoriciens sur l’harmonie des sphères célestes. Cette poétique hypothèse, adoptée par Platon, a pénétré dans quelques écrivains ecclésiastiques. Je ne saurais dire si c’est par cette dernière voie qu’elle est parvenue à Hrotsvitha. On la trouve exposée dans une foule d’écrivains. Je ne citerai que Porphyre (De vit. Pythag.), Héraclide de Pont (Allegor. Homeric.), le pseudo-Aristote (De cœlo, lib. II, cap. IX), Cicéron (Somnium Scipionis), Chalcidius (in Platonis Timœum), Censorinus, saint Basile (Homel. III, in hexaemeron), saint Ambroise, (Lib. Hexaem., cap. II), saint Anselme (De imag. mundi, lib. I, cap. XXIII).
[Note 68], Page 303.
Allusion à ces paroles de saint Paul: «Quæ stulta sunt mundi elegit Deus, ut confundat sapientes.» Epist. I ad Corinth., cap. I, v. 27.
[Note 69], Page 305.
C’est là, il faut l’avouer, une assez belle apologie de la science et bien imprévue dans un siècle si généralement accusé de barbarie.
[Note 70], Page 307.
Cette réflexion aussi fine qu’heureusement exprimée semble échappée à la plume d’un moraliste moderne.
[Note 71], Page 327.
Cette pensée vraiment chrétienne est une nouvelle et bien remarquable censure des fondations, par lesquelles on croyait obtenir le pardon de tous les crimes. Hrotsvitha a déjà fait entendre le même blâme dans Abraham. Voyez p. [269] et note [54].