Il semble que Virgile soit le guide de Hrotsvitha, comme de Dante. Le souvenir du poëte ne l’abandonne jamais longtemps. Elle s’empresse de revenir à lui, dès qu’elle en trouve l’occasion.

[Note 73], Page 349.

La scène qu’on vient de lire, où Paphnuce recommande Thaïs pénitente aux soins de la supérieure d’un couvent de femmes, ne retrace en rien les usages monastiques du IVe siècle. Mais cet entretien nous offre en échange un exemple curieux des formules de pieuse courtoisie, avec lesquelles devaient s’aborder et converser un abbé et une abbesse dans le siècle et dans la patrie des Othons.

[Note 74], Page 353.

Il pourra paraître singulier que je traduise ecce tres mensurni par il y a trois ans; mais, ainsi que j’en ai fait la remarque dans les notes latines, le mot mensurnus signifie dans Hrotsvitha, la révolution complète de douze mois. Cela est surtout évident dans le présent passage de Paphnuce. Un peu plus bas, en effet (p. 354), Hrotsvitha explique ecce tres mensurni, par ante hoc triennium.

[Note 75], Page 357.

En reportant notre pensée sur la scène à laquelle il est fait ici allusion, nous ne pouvons nous empêcher de remarquer que ce mélange de douces remontrances et d’énergiques conseils se rapporte avec beaucoup plus de vérité à la conversion de Marie par Abraham. C’est seulement, comme nous le verrons tout à l’heure, en assistant la pécheresse agonisante, que Paphnuce montrera envers elle toute sa tendresse de cœur.

[Note 76], Page 359.

Hrotsvitha me paraît s’être plutôt rappelé ici le sens que les paroles de saint Matthieu: «Ubi sunt duo vel tres congregati in nomine meo, ibi sum in medio eorum.» Evangil., cap. XVIII, v. 20.—Il est presque impossible de signaler tous les emprunts que notre auteur fait au Nouveau et à l’Ancien Testament. Par exemple, un peu plus loin (p. 362), on lit: Si Deus iniquitates observabit, nemo sustinebit. C’est une allusion au verset 3 du psaume CXXIX: «Si iniquitates observaveris, Domine; Domine, quis sustinebit?»

[Note 77], Page 367.