On voit que notre auteur suivait les opinions de saint Augustin sur la grâce.

[Note 78], Page 367.

Cette théologie miséricordieuse, qui se retrouve dans toutes les pièces de Hrotsvitha, prouve que la barbarie des mœurs n’avait pas pénétré dans les doctrines.

[Note 79], Page 371.

Voilà une belle et consolante prière, et qui aurait été bien digne d’être prononcée au chevet des agonisantes dans les monastères de femmes.

SAPIENCE.

[Note 80], Page 375.

Au lieu du nom d’Hadrien, le manuscrit porte ici le nom de Dioclétien. J’ai pensé qu’il ne fallait voir dans cette variante qu’une faute de copiste, et j’ai rétabli dans l’argument le premier nom qu’on lit dans tout le cours de la pièce. Cependant, cette leçon acquiert un certain intérêt, quand on voit dans la dissertation préliminaire des Bollandistes «qu’on ne sait pas bien si le martyre des trois sœurs Foi, Espérance et Charité a eu lieu à Rome ou à Nicomédie, ni même si cet événement s’est passé du temps d’Hadrien ou sous le règne de Dioclétien.»

[Note 81], Page 375.

Les noms significatifs des principaux acteurs de ce drame m’avaient d’abord induit à croire que Foi, Espérance et Charité, filles de Sapience, étaient une pièce allégorique du genre de nos anciennes moralités, plutôt que la mise en action d’une légende. Je m’étais trompé. Un assez grand nombre d’auteurs grecs et latins ont mentionné l’histoire de cette mère intrépide et de ses trois jeunes filles. Les Bollandistes, à la date du 1er août (Acta Sanctor., August. t. I, p. 16), donnent une notice des écrivains qui ont parlé de ces courageuses héroïnes, et regrettent que, hors leur martyre, on ignore ce qui les concerne. En effet, tous les agiographes, sauf le déclamateur Métaphraste, n’ont accordé qu’un très-petit nombre de lignes à cette histoire. Hrotsvitha a eu rarement moins de secours. Il faut encore remarquer qu’elle a un soin particulier de faire parler chaque personnage suivant le caractère que son nom suppose.