[Note 92], Page 449.

Ce dénoûment me paraît avoir un frappant caractère de solennité et de grandeur. Cette vieille mère éplorée, cette Hécube calme et chrétienne, qui, après avoir enterré de ses mains ses trois filles offertes au ciel, se retire à l’écart et n’émet qu’un vœu, celui de mourir après une courte et fervente prière, et qui meurt comme elle l’a souhaité, me semble rappeler un autre grand et noble type de maternité courageuse, la vénérable duchesse Oda, qui consacra cinq de ses filles à Dieu, en vit mourir quatre et, ne devançant la dernière que de peu de mois, descendit, en priant, dans la tombe. Hrotsvitha, dans son poëme sur la fondation du monastère de Gandersheim, a rappelé avec émotion la glorieuse vieillesse d’Oda et les tombeaux de la mère et des filles:

Oda nimis felix, nostri spes et dominatrix,
Quum decies denos septem quoque vixerat annos,
Vitam fine bono consummans transit ad astra,
Exspectans spe felici tempus redeundi
Flatus, atque resurgendi de pulvere pleni
Corporis in tumulo, quod nunc sub tegmine duro
Juxta natarum requiescit busta suarum.
.....................................
Christina.........................
Jungitur in lucis patria pacisque perennis
Ejus germanis.......................
Quas matri cunctas in cœlo consociatas,
Alme Pater, tecum præsta gaudere per ævum.

Je me figure que Hrotsvitha et ses compagnes, en attendant la béatification de leur digne fondatrice, aimaient à la glorifier par anticipation, sous le nom et sous les traits de Sapience.

FIN.

TABLE DES MATIÈRES.


Hrotsvitha, son temps, sa vie et ses ouvragesPages [I-LXIV]
Prologue[3]
Préface des comédies[5]
Épître à certains savants[9]
Gallicanus (1re partie)[15]
Gallicanus (2e partie)[85]
Dulcitius[111]
Callimaque[157]
Abraham[215]
Paphnuce[281]
Sapience[373]
Notes et éclaircissements[451–481]

FIN DE LA TABLE DES MATIÈRES.

ERRATA.