[13] Un ancien catalogue abbatial cité par Leuckfeld (Antiquit. Gandesh., p. 213) fait mourir Gerberge l’an 881, ne lui attribuant que sept années de gouvernement. D’autres historiens placent sa mort à l’an 883 ou 884. La date que j’ai adoptée a pour autorité Hrotsvith. Carm. de Constr. cœn. Gandesh., v. 480, et Thangmar. Vit. Bernw. episc. Hildesh., ap. Pertz., Monum. German., t. VI, p. 763.

[14] Voy. Chron. episc. Hild. et abb. S. Mich. ap. Leibn., Script. rer. Brunsv., t. II, p. 786.—M. Pertz assigne la date de 913 au lieu de 903 à la mort de la duchesse Oda, et celle de 919 à la mort de Christine (Carm. de Constr. cœnob. Gandesh. v. 530). Les auteurs qu’il a suivis (Annal. Quedlinburg., ibid., t. V, p. 45 et Thangmar. Vit. Bernward. episc. Hild., ibid., t. VI, p. 763) attribuent à Christine vingt-deux ans d’administration, comme à sa sœur Gerberge. Christine, suivant moi, mourut en 903, la même année que sa mère et ne lui survécut que de sept mois et non sept ans, comme le dit Thangmar.—Leuckfeld (Antiq. Gand., p. 20) fait mourir Oda en 898.—Cf. Leuckfeld, ibid., p. 216 et 217, et Gasp. Brusch. Chronolog. monast. German., p. 233, 499.

[15] Son nom se trouve écrit Ruitsuinda, Rotsuinda, Rothsmuda et de plusieurs autres manières plus ou moins fautives.

[16] Voy. Chronic. episcop. Hildesh. et abbat. S. Mich., ap. Leibn. Script. rer. Brunsv., t. II, p. 786. L’histoire ne donne au duc Othon l’Illustre qu’une fille nommée Adélaïde, morte abbesse de Quedlinbourg. D’autres chroniqueurs attribuent la même extraction à Luitgarde, qui succéda, comme abbesse, à Hrotsvitha.

[17] Selneccer, Pædagogia, part. I, titul. I, de usuris, cité par Leuckfeld, ibid., p. 217.

[18] Meibomius, Vita Roswithæ Panegyrico Oddonum præfixa, inter Script. rerum German., t. I, p. 706.

[19] Supplem. de scriptor. ecclesiast. a Bellarmino omissis, ad ann. 890.—Ces Vies ont été plusieurs fois imprimées. Voy. Mabillon, Sæcul. III. Sanctor. S. Bened., t. II, p. 176.

[20] Comment. de scriptor. ecclesiast., t. II, p. 508.

[21] Voy. Chron. episc. Hildesh. et abbat. monast. S. Mich. ap. Leibn., t. II, p. 786.—M. Pertz a adopté la date de 927 (Monum. Germ., t. VI, p. 302), d’après les Annal. Hild., publiées par lui (ibid., t. V, p. 54), date que je crois fautive, quoiqu’elle ait des autorités.

Comme l’histoire de ces époques est rarement exempte de légendes superstitieuses, on a raconté que cette savante abbesse eut le pouvoir d’arracher au démon un pacte ou cédule qu’un jeune imprudent avait souscrit de son sang[22]. Cette tradition, glorieuse pour Gandersheim et pour la mémoire de son abbesse, me paraît avoir pu engager notre Hrotsvitha à traiter deux fois indirectement ce sujet fantastique dans ses légendes en vers.