Insensiblement, doucement, l’espérance mène au tombeau. Mais qu’importe ! demain le grand soleil se lèvera encore, la mer vêtira ses couleurs les plus chatoyantes, et les ports resplendiront toujours !
SOUVENIRS D’ELOUED
Eloued : une ville toute arabe, bâtie sur le versant d’une haute dune de sable, avec des maisons toutes de plâtre maçonné par les Souafa (habitants du Souf). La ville en prend un aspect oriental d’une blancheur idéale.
Les constructions françaises s’y distinguent très nettement : le bureau arabe, la caserne, la poste, l’école, la douane.
Il y a deux caïdats à Eloued : celui des Achèche et celui des Messaaba.
Les constructions musulmanes importantes sont la mahakma du cadi, les mosquées Azèzla, Ouled-Khalifa, Messaaba-Gharby, Sidi Selem, Ouled-Ahmed et la mosquée de la zaouïya de Sidi Abd-el-Kader.
Les rues d’Eloued sont tortueuses et aucune d’entre elles n’est pavée. Le marché est une grande place avec deux bâtiments à voûtes et coupoles, l’un pour les grains, l’autre pour la viande.
Sur le marché d’Eloued on voit des Souafa de toutes les tribus, des Chaamba, et même des Touareg et des Soudanais.
Le vendredi, se tient le marché d’Eloued, et, dès le jeudi soir, les routes environnantes s’emplissent de chameaux, d’ânes et de piétons.
Les principales routes sont au nord, celle du Djerid tunisien par Behima et Debila ; au nord-ouest, celle de Biskra par Guémar ; à l’ouest, celle de Touggourth par Kouïnine et celle de Touggourth par Taïbeth-Guéblia, d’où part également la route d’Ouargla par le désert ; au sud, il y a la route de Berressof et de Ghadamès par Amiche, et, à l’est, celle de Tunisie par le village de Tréfaoui.